Stimulées ces dernières années par le passage de la publication papier à la diffusion en ligne, les petites annonces en Australie pourraient bientôt perdre pied.

En Australie, le marché des petites annonces en ligne s'essouffle

Pour l'année 2011, les professionnels australiens du secteur des petites annonces en ligne ont pu constater une croissance de leur chiffre d'affaire de plus de 16%. Un chiffre qui pourrait sembler honorable, en cette période de récession, mais qui au contraire inquiète. La raison ? Une baisse de 6% de la croissance par rapport à l'année 2010. D'après un rapport du cabinet de conseil Frost & Sullivan, cela ne devrait pas en rester là. En effet, on estime que le taux de croissance annuel moyen devrait s’établir difficilement à 8,8% sur la période 2012-2015, où serait atteint le point de maturité du secteur.

Une baisse de croissance dans tous les domaines

Reste néanmoins une dépense de 714 millions de dollars dans le secteur pour l'année 2011. Mais celle-ci serait générée, en grande partie, par le passage du format papier au format numérique. Dans le détail, les petites annonces automobiles, faisant partie des trois catégories les plus lucratives, voient leur croissance tomber à 14% en 2011 par rapport aux 24% de 2010. Idem pour la seconde catégorie, les annonces immobilières, qui chute de 24% à 15%. Seules les annonces pour les offres d'emplois tirent leur épingle du jeu en maintenant une croissance de 19% en 2011, à laquelle s'ajoute une dépense de 244 millions de dollars.

Un marché plus compétitif boosté par le mobile ?

Une faible croissance générale donc que l'on pourrait attribuer au passage nécessaire au numérique. En effet, le rapport constate que le marché devient de plus en plus compétitif du fait de l'augmentation de services gratuits en ligne. Parmi les exemples cités, on retrouve LinkedIn qui se présente comme une alternative viable aux traditionnels sites de recrutement, mais également des sites de ventes aux enchères, du type eBay. Un environnement qui pourrait néanmoins trouver son salut dans la mobilité, selon Frost & Sullivan, du fait de la propension du consommateur à multiplier les canaux de communication. En particulier pour les annonces immobilières, auxquelles le mobile pourrait offrir une dimension terrain grâce aux fonctions de localisation.