Selon une étude Accenture réalisée par Pro Active International en mars 2001 auprès de 500 internautes français, 37 % des internautes sondés ont l’intention d’ouvrir un compte bancaire accessible pa...

Selon une étude Accenture réalisée par Pro Active International en mars 2001 auprès de 500 internautes français, 37 % des internautes sondés ont l’intention d’ouvrir un compte bancaire accessible par Internet en 2001. 71 % ont déjà utilisé Internet pour gérer en ligne leurs finances et 60 % utilisent ou se disent intéressés par la recherche d’information financière via Internet. En 1999, les sept plus grands groupes bancaires français contrôlaient près de 99 % des comptes en ligne. L’étude révèle, en outre, que ces groupes bancaires traditionnels bénéficient de la confiance de l’internaute. 54 % d’entre eux sont en effet prêts à fournir en ligne des informations sur leur profil afin que leur banque personnalise les offres qui leurs sont faites, mais uniquement sur le site de leur propre banque. 75 % parmi les 37 % d’internautes ayant l’intention d’ouvrir un compte en ligne en 2001 souhaitent le faire auprès d’une banque traditionnelle, contre 9 % seulement auprès d’une banque virtuelle. 81 % des clients sont satisfaits de l’offre existante en terme d’utilisation de services financiers. Toutefois, l’offre de conseil en ligne de ces acteurs traditionnels n’est pas compétitive par rapport à celle des nouveaux entrants. Selon l’étude, 72 % des internautes attendent en effet une assistance juridique sur leur site bancaire, 67 % des conseils fiscaux personnalisés et 58 % utilisent ou souhaitent utiliser des services de conseil personnalisé pour la gestion de leurs finances. 50 % des nouveaux entrants proposent des exclusivités en matière d’études d’analystes, alors que 12 % des banques traditionnelles seulement le font. 49 % des nouveaux entrants offrent des services personnalisés, contre 4 % chez les acteurs traditionnels. L’étude constate également que 54 % des internautes ont abandonné le minitel, 25 % le courrier et 20 % le téléphone. 52 % fréquentent beaucoup moins leur agence bancaire, mais seuls 6 % l’ont abandonnée. A terme, le rôle des agences sera profondément modifié, ce qui représente pour les banques traditionnelles un réel défi à relever. De plus, 41 % des internautes plébiscitent l’utilisation de nouveaux modes de paiement comme le porte monnaie électronique ou le digicash, 32 % le téléphone mobile et 23 % les PDA comme de nouveaux terminaux pour accéder à des services financiers en ligne. Les réponses apportées à cette demande par les banques traditionnelles sont encore parcellaires, voire inexistantes. L’étude révèle également que 54 % des 25-45 ans à hauts revenus ont l’intention d’ouvrir un compte bancaire en ligne accessible par Internet, contre 37 % seulement de l’ensemble des internautes. 38 % d’entre eux ont l’intention d’ouvrir un compte bancaire hors de leur banque habituelle, contre 22 % du total des internautes, 28 % auprès d’une banque virtuelle, contre 9 % seulement du total des internautes. De plus, 21 % des internautes sont prêts à ouvrir un compte bancaire en ligne auprès d’une société de courtage, 18 % auprès d’une entreprise de la grande distribution et 17 % auprès d’une société d’assurance. L’étude remarque aussi qu’une forte proportion des 25-45 ans ayant de faibles revenus sont prêts à ouvrir un compte bancaire en ligne auprès d’une entreprise de la grande distribution. Pour faire face à cette menace, les banques traditionnelles disposent toutefois de sérieux atouts: position de leader sur le marché, notoriété certaine et image sécurisante auprès de leurs clients, moyens financiers importants, véritable connaissance des métiers en amont, portefeuille significatif de marques et maîtrise des back offices. Pour conserver leur position dominante, elles vont devoir développer de nouvelles offres fondées davantage sur la connaissance et les attentes de leurs clients, identifier de manière plus fine leurs segments clés de clients, réduire leurs coûts de back-offices, grâce notamment aux NTIC et mieux gérer l’impact sur les réseaux d’agences. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 19/04/2001)