Un rapport de Juniper Research prévoit plus de 200 millions d'utilisateurs de services bancaires sur téléphones mobiles en plus par rapport à 2011. Une tendance qui fait de ce sujet un axe stratégique pour les banques.

 

La crise et les incertitudes économiques n'y font apparemment rien. D'ici 2013, il y aura dans le monde 530 millions d’utilisateurs de services bancaires depuis leurs téléphones mobiles. C'est 230 millions de mieux qu'en 2011. Ces chiffres font partie des projections de Juniper Research dans un rapport sur l’adoption de ces services publié le 17 janvier. Pour les banques, il y a là un potentiel de développement stratégique à ne pas laisser passer. A travers ce genre de services, elles peuvent être plus efficaces, communiquer plus facilement avec leurs clients et donc améliorer la rétention de ces mêmes clients. Elles le doivent évidemment au développement des smartphones et à leur diffusion dans les usages, mais aussi aux tablettes.

La success story des cinq années à venir

Au premier rang des avantages de la banque mobile, pour les usagers ? L'accès aux services 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, de n'importe où. Le mobile devient un moyen de mieux contrôler ses finances. Plutôt rassurant en temps de crise économique et financière mondiale. Pour Juniper Research, la m-banque sera ni plus ni moins que la plus "grande success story de l'industrie du commerce mobile pour les cinq ans à venir". Grâce aux performances techniques des appareils, les utilisateurs ne se limitent plus aux fonctions de base de ce genre de service (consultation de compte) mais n'hésitent pas à effectuer de véritables transactions.

Une perception variable selon les régions

Mais attention : le mobile n'est pas forcément perçu comme un outil de substitution. Dans les pays développés, les utilisateurs le considèrent comme le cinquième canal de services bancaires, s'ajoutant aux locaux de la banque elle-même, au centre d’appel, au distributeur de billets et aux services bancaires sur Internet. Dans ces pays, les banques peuvent surtout se servir de leurs versions mobiles pour capter des populations de clients spécifiques : professionnels en mobilité, usagers issus de la "génération Y", jeunes utilisateurs de smartphones... Il reste que dans les pays en développement, où une proportion non négligeable de la population n'est affiliée à aucune banque et où les réseaux bancaires sont faiblement implantés, l'usage du mobile peut, là, véritablement transformer le fonctionnement du secteur bancaire en devenant le canal principal.