Selon Reuters, la Banque Mondiale va débloquer prochainement la somme de 164.5 millions de dollars (123 millions d'euros), pour le développement d'un réseau haut débit à Madagascar, au Burundi et au Kenya. Ces trois pays africains ne sont en effet...

Selon Reuters, la Banque Mondiale va débloquer prochainement la somme de 164.5 millions de dollars (123 millions d'euros), pour le développement d'un réseau haut débit à Madagascar, au Burundi et au Kenya. Ces trois pays africains ne sont en effet toujours pas connectés à l'infrastructure mondiale, ce qui rend les communications impossibles ou très coûteuses.
 
"Les entreprises ne peuvent pas être compétitives à l'échelle mondiale, les étudiants en université en subissent également les conséquences car ils ne peuvent accéder à Internet, et les gouvernements ne peuvent pas communiquer efficacement entre eux ou avec leurs citoyens parce qu'ils ne sont pas connectés", explique la Banque.
 
Cet investissement devrait permettre aux trois pays de bénéficier d'un réseau haut débit traditionnel et donc moins onéreux. En effet, jusqu'à présent, les connexions passaient par satellite, et les sommes payées étaient faramineuses. Pour permettre à 25 conseillers de passer des appels téléphoniques, un centre d'appel kenyan s'acquittait de la somme mensuelle de 17 000 dollars. Par comparaison, un centre d'appel situé dans un pays occidental débourse entre 600 et 900 dollars par mois.
 
Le Kenya bénéficiera de la part la plus importante, avec 114.4 millions de dollars. La Banque Mondiale versera 30 millions de dollars à Madagascar et 20.1 millions au Burundi.
 

(Atelier groupe BNP Paribas – 05/04/2007)