Les banques ont accepté hier, au cours de la dixième réunion du comité national de l'euro à Bercy, de ne plus faire payer systématiquement à leurs clients les erreurs entre chéquiers euro et chéquie...

Les banques ont accepté hier, au cours de la dixième réunion du comité national de l'euro à Bercy, de ne plus faire payer systématiquement à leurs clients les erreurs entre chéquiers euro et chéquiers francs. Selon les banques, le consommateur pouvait, en cas d'erreur, payer jusqu'à présent entre 80 et 100 F. Désormais, les banques ne factureront plus systématiquement ces "chèques mutés". Seuls, les récidivistes seront taxés. Les banques vont également devoir montrer le détail de leurs frais pour expliquer pourquoi le coût des paiements transfrontaliers ou des commissions de change n'a pas chuté après la naissance de l'euro. Ces frais élevés ont en effet gâché le lancement de l'euro, les consommateurs s'étant aperçus qu'ils n'avaient aucun intérêt pour l'instant à utiliser la nouvelle monnaie. La Banque de France, elle-même, veut facturer l'échange de billets européens (des francs contre des lires par exemple) alors que la brochure d'information diffusée à 33 millions d'exemplaires explique que l'opération est gratuite ... mais là, le problème n'est pas encore réglé. Reconnaissant que l'euro n'a pas rencontré pour l'instant beaucoup de succès, le gouvernement va relancer la communication sur la monnaie unique en ciblant prioritairement les PME, les personnes en difficulté, les jeunes, les commerçants et les touristes. Son objectif est de familiariser les Français avant la disparition définitive du franc en 2002. Dominique Strauss-Kahn assure en attendant que "ce qui est important, ce n'est pas que les Français payent en euros, mais qu'ils apprenant à penser en euros". (Le Parisien - Libération - 9/04/1999)