A compter du 1er janvier 2002, 50,26 milliards de pièces et 14,5 milliards de billets en euro seront mis en circulation. Les devises nationales devront être retirées et échangées contre des pièces e...

A compter du 1er janvier 2002, 50,26 milliards de pièces et 14,5 milliards de billets en euro seront mis en circulation. Les devises nationales devront être retirées et échangées contre des pièces et des billets en euro d’ici le 28 février 2002. Tous les systèmes informatiques bancaires devront être convertis en euros avant le 1er janvier 2002. Une étude réalisée par IBM et Marion Bywater, experte sur les problématiques de l’euro, met en lumière les contraintes internes et externes que devront respecter les banques. Ce rapport comprend aussi des témoignages de banques françaises et allemandes, se préparant activement au passage à la monnaie unique. Le retrait de la monnaie nationale pour la plupart des banques sera plus difficile à mettre en œuvre que l’introduction des espèces en euro: ce retrait devra prendre effet en l’espace de 8 semaines et la monnaie en circulation sera double. Cette opération d’envergure est sans précédent. Toutes les banques européennes, pour être prêtes avant le 31 décembre 2001, devront entamer la migration de leurs comptes au cours du 2ème trimestre 2001. Etabli par la commission européenne, le programme de passage à l’euro en France est déjà publié. Toutefois, chaque Etat peut apporter des modifications avant la date d’échéance et adopter son propre calendrier. Ainsi, en France comme en Belgique, les établissements financiers disposeront de pièces à partir du 1er septembre 2001 puis de billets le 1er décembre. Pour réussir leur migration vers l’euro, les banques devront prendre en compte un certain nombre de dispositions. Pensant que la stratégie Big Bang est trop risquée techniquement, la majorité des banques a choisi le mode de basculement progressif. De plus, pour assurer le passage à l’euro sans problème, la communication interne jouera un rôle important. Les employés des banques devront être en mesure d’assimiler l’euro bien avant la date butoir. Selon IBM, les banques vont devoir prendre un certain nombre de décisions pour basculer à l’euro et faire des choix stratégiques en tenant compte de trois types de contraintes: contraintes de temps (les dates du calendrier réglementaire devront être strictement respectées), l’implication des agences et la complexité du projet. Une période de 6 à 8 mois est vraisemblablement la durée incompressible nécessaire pour ce déploiement. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 05/03/2001)