électronique. L’essor promis du commerce électronique sur Internet a encore du mal à se concrétiser du fait notamment du manque de sécurité dont souffre le réseau. Toutefois, la solution à un nom...

électronique. L’essor promis du commerce électronique sur Internet a encore du mal à se concrétiser du fait notamment du manque de sécurité dont souffre le réseau. Toutefois, la solution à un nom: la certification. Celle-ci permet de garantir l’identification des acteurs. Le commerçant est assuré que le consommateur existe bien et que sa banque le connaît; à l’inverse le client reçoit l’assurance que le commerçant qui accepte son paiement ne va pas s’évanouir dans la nature une fois l’argent encaissé. Les banques françaises bien que persuadées que la certification sera sûrement le détonateur du commerce électronique et de la banque à distance sur Internet sont toutefois toujours à la recherche d’une stratégie. Mettant en avant les différents prix d’un certificat, de 10 F à 10 000 F par an selon le niveau de garantie retenu, un banquier souligne “la certification est d’autant plus cruciale qu’elle permettra aux banques de bénéficier, en rythme de croisière, d’un PNB supplémentaire sensible. Mais le véritable enjeu est d’être présent sur l’offre multimédia de services extrabancaires. Les banques vendent de la confiance. Quoi de plus normal que de décliner ce savoir-faire sur Internet?”.

Les acteurs non bancaires commençant à investir ce marché, les établissements financiers risquent de ne pouvoir rattraper le temps perdu. Rappelons que début septembre, France Télécom, Gemplus, Matra Hautes Technologies et Verisign se sont associés dans une société commune, baptisée Certplus, pour devenir “le premier opérateur français de certification électronique” (voir la revue de presse du 02/09). Plus récemment, La Poste et Sagem ont créé une autorité commune de certification des échanges électroniques CertiPost (voir la revue de presse du 18/10).

Aussi pour ne pas se laisser distancer, devant arrêter leur nouvelle stratégie au plus tard début 1999, les grandes banques étudient actuellement deux options. Les banques via par exemple Cartes Bancaires se contenteraient d’être une “autorité certifiante” définissant les règles d’attribution et de gestion des certificats. Un opérateur de certification comme Certplus sous-traiterait dans ce cas la production de ces éléments électroniques. Ou alors, tout en conservant la première fonction de maître d’ouvrage, les banques assureraient également les tâches d’exécution pour conserver la maîtrise totale des opérations. Les tous nouveaux opérateurs prennent au sérieux cette perspective d’une contre-offensive des banques. Selon l’Agefi, Certplus envisagerait ainsi de constituer une filiale dédiée à la certification des opérations bancaires dont le capital serait détenu majoritairement par les banques. (L’Agefi 25/11/1998)