Intranet. Dans une récente étude réalisée par le cabinet Input, il apparait que la banque et la finance arrivent en tête des secteurs d'activité ayant déjà mis un Intranet en place "ceux-ci ont mass...

Intranet. Dans une récente étude réalisée par le cabinet Input, il apparait que la banque et la finance arrivent en tête des secteurs d'activité ayant déjà mis un Intranet en place "ceux-ci ont massivement été déployés au cours du premier semestre 1996. Les projets de réflexion sont prévus pour le premier semestre 1997". Consultant architecte chez Digital, Youssef Lebbadi commente "le phénomène d'Intranet dans la banque est récent". Selon IDC France, le marché français de l'Intranet (logiciels, matériel, services) devrait atteindre les 6,2 milliards de F en 2001 (121 millions de F en 1996). Les banques sont plus frileuses dans leur approche Intranet que les entreprises industrielles "elles sont aussi plus soucieuses sur la sécurité et réticentes à ouvrir l'Intranet vers l'extérieur". Les projets Intranet des banques sont pour la plupart circonscrits à des groupes de travail "Elles veulent mettre de la documentation en commun, faciliter la recherche d'informations et réaliser un peu de gestion de documents". Le Crédit Lyonnais, pour sa part, fait état de plusieurs projets Intranet, soit déjà opérationnels, soit encore à l'étude. Dès l'été 1996, le groupe a initié son premier Intranet dans le cadre du projet URBI (urbanisme des systèmes d'information) de réorganisation des métiers informatiques. 500 postes sont connectés au réseau Intranet. Le serveur de messagerie Intranet Domino de Lotus a été choisi pour sa rapidité de développement sur les quatre sites parisiens de la banque. Tous les mois et demi, la mise à jour est effectuée et différents niveaux d'habilitation ont été prévus pour y accéder. En deux mois, le Crédit Lyonnais a développé un deuxième projet Intranet concernant l'activité grandes entreprises. On y trouve des informations bancaires de "haut niveau" sur les clients grandes entreprises mises à la disposition des chargés de comptes entreprises. Pour l'instant, seuls les utilisateurs dans les agences internationales du groupe à New-York, Londres et Tokyo y ont accès. L'ensemble des implantations à l'étranger du Crédit Lyonnais s'étendant dans 70 pays et la France seront ensuite équipées. Avec des habilitations géographiques et selon les utilisateurs, cet Intranet est particulièrement sécurisé. Depuis mars dernier, dans le cadre de l'ouverture de son service titrisation sur Internet, le Crédit Lyonnais a fait une incursion dans le domaine d'Extranet. Permettant de transférer toutes les données de fonds gérés vers les salles de marché, ce service fonctionne en Intranet dans les salles de marché du Crédit Lyonnais à Londres, Tokyo, New-York et Paris . De leur côté, le groupe des Banques Populaires a mis en place début mars 1997 un Intranet documentaire. Seule pour l'instant une dizaine de Banques Populaires sont directement connectées. Sont équipés en priorité, les 100 à 150 collaborateurs travaillant sur l'euro. Reposant sur la solution Domino de Lotus "qui a permis un démarrage rapide", l'Intranet sera ouvert plus largement à terme. Cet Intranet offre une base d'informations sur l'euro, un forum permettant aux collaborateurs de poser des questions, un forum sur l'Intranet lui-même, une application "boîte à outils" afin de modifier les coordonnées, consulter les droits d'accès sur l'application, un accès au propre serveur Intranet de la Chambre Syndicale. La CCBP réalise une mise à jour quotidienne. De manière ponctuelle, les banques, pour leurs projets Intranet, font appel à des consultants pour leur expertise ou leur assistance à la réalisation sur certains domaines. Globalement, les projets Intranet restent de petite taille. Selon Philippe Bernard, responsable du marketing chez 3Com, pour développer un Intranet, au préalable les banques doivent au mieux pour certaines adapter le réseau de l'entreprise, pour d'autres il s'agit d'une refonte complète. La dérégulation et les nouveaux entrants vont obliger les banques françaises à devenir "progressistes" dans leur utilisation des technologies. (Dossier de trois pages - Technologies Bancaires Magazine - juillet/août 1997)