Selon les études réalisées par Ipsos, les européens sont aujourd’hui presque aussi nombreux à avoir une mauvaise opinion de l’euro que ceux qui en ont une bonne opinion. Les principales craintes de ...

Selon les études réalisées par Ipsos, les européens sont aujourd’hui presque aussi nombreux à avoir une mauvaise opinion de l’euro que ceux qui en ont une bonne opinion. Les principales craintes de l’euro concernent essentiellement les éventuels tracas de la vie quotidienne et une augmentation des prix. Les pays du sud, Italie et Espagne, ont toujours été et sont toujours majoritairement positifs à l’égard de l’euro. En revanche, les pays du nord comme l’Allemagne et l’Angleterre sont majoritairement sceptiques. Depuis plus de trois ans, la France se situe dans la moyenne européenne, plutôt favorable. Ipsos a profité de l’Interbancario, le rassemblement annuel des professionnels du secteur bancaire, pour interroger les banquiers européens sur leur perception de la mise en place de l’euro. 529 questionnaires ont été recueillis, soit un taux de participation global de 39 %. 70 % des Français ont participé à ce questionnaire, 56 % des Allemands et 27 % des italiens. 81 % des banquiers interrogés sont optimistes à l’égard de la mise en place de la monnaie unique, dont 16 % de très optimistes et 65 % de plutôt optimistes. 90 % ont une vision positive de la monnaie unique, soit 37 points de plus que le grand public. 36 % déclarent avoir déjà utilisé l’euro pour effectuer des paiements (contre 7 % seulement du grand public). 87 % des banquiers interrogées déclarent que les banques sont plutôt bien préparées. Toutefois, les banquiers estiment que les entreprises et les commerçants sont plutôt mal préparées (respectivement 51 % et 58 %). 77 % soulignent aussi le faible niveau de préparation des consommateurs. 77 % se sentent plutôt bien préparés pour fournir une information détaillée aux consommateurs, 72 % pour changer les pièces et les billets de la monnaie locale en euros. 54 % des banquiers interrogés prévoient une augmentation de l’utilisation des cartes bancaires lors de la mise en place de l’euro, contre 11 % une diminution. A l’inverse, 35 % envisagent une baisse d’utilisation des billets et pièces, contre 17 % une augmentation, et des chèques (39 %, contre 13 %). Pour 82 % des banquiers interrogés, l’euro est plutôt une bonne chose pour le développement des banques européennes. 90 % déclarent que l’euro sera un atout pour les banques européennes dans la compétition mondiale ou au niveau européen. 70 % estiment que l’euro va accentuer la concurrence entre les banques en Europe. 68 % pensent que l’euro va renforcer l’émergence et le développement des banques à distance. Selon 87 %, l’euro aura un impact positif sur les marchés financiers, 72 % sur le progrès social, alors que 52 % de la population estime que l’euro est une bonne chose pour l’emploi et le progrès social. 53 % des banquiers interrogés pensent que l’euro sera plutôt une bonne chose pour leur niveau de vie et 41 % leur pouvoir d’achat. 53 % estiment que l’euro aura un impact plutôt positif sur leur carrière, contre 35 % plutôt négatif. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 15/02/2001)