Verisign l'avait bien dit : son recul devant l'Icann, l'instance mondiale de régulation d'Internet, n'était que provisoire... Rappel des faits. En octobre dernier, la...

Verisign l’avait bien dit : son recul devant l’Icann, l’instance mondiale de régulation d’Internet, n’était que provisoire…

Rappel des faits. En octobre dernier, la société VeriSign, en charge de la gestion des noms de domaine en « .com » et « .net » (30,4 millions de noms de domaine actifs), fermait son site web SiteFinder, vers lequel l’ensemble des adresses erronées du web étaient systématiquement redirigées. A l’origine de cette décision, des pressions renouvelées de l’Icann, accusant VeriSign, et ce service particulièrement, de rediriger les internautes vers un site web sur lequel des espaces annonceurs étaient vendus.

Autre chef d’accusation contre VeriSign, le non-respect des données privées des internautes, et la neutralisation des logiciels anti-spam. Après une rapide capitulation, VeriSign avait annoncé par l’intermédiaire de son porte-parole Tim Galvin que la fin du site SiteFinder ne serait que temporaire. Vendredi dernier, VeriSign entamait la première phase de sa contre-attaque annoncée, en déposant une plainte contre l’Icann.

Autre point de désaccord entre VeriSign et l’Icann : les listes d’attente pour l’attribution de noms de domaine. Elles ont été suspendues, suite aux plaintes d’utilisateurs qui ont mis en avant que certains noms de domaine très demandés pourraient ne jamais être libres. Par conséquent, il était selon eux anormal de payer pour avoir la chance d’obtenir un nom de domaine un jour.

Argent contre noms de domaine… une thématique très en vogue ces derniers temps… Selon le « Domain Name Journal », les ventes de certains noms de domaine atteignent des sommes faramineuses. Comme celles de Men.com ou de Whitehouse.com, mis à prix à plus d’un million de dollars ! En dépit d’une forte croissance des ventes, VeriSign enregistrait encore une perte de 250 millions de dollars en 2003. Une bonne raison pour la société de se battre afin de relancer des services rémunérateurs comme le SiteFinder.

(Atelier groupe BNP Paribas –01/03/2004)