Selon le cabinet NPA Conseil, les services de vidéo à la demande (VOD) en Europe proposent au total 2000 longs métrages. Le principe de la VOD est simple : le téléspectateur choisit un programme...

Selon le cabinet NPA Conseil, les services de vidéo à la demande (VOD) en Europe proposent au total 2000 longs métrages. Le principe de la VOD est simple : le téléspectateur choisit un programme qu'il souhaite regarder "à la carte", au moment où il le désire.
L'essor de cette "télévision personnalisée" est favorisé par le développement du numérique, la pénétration du haut débit, l'augmentation de la bande passante disponible et une plus forte compression des données.
 
L'étude réalisée par NPA Conseil passe en revue l'état du marché européen dans dix pays : Allemagne, Autriche, Royaume-Uni, Espagne, Finlande, Hongrie, Pologne, Portugal, France et Italie. Premier constat, l'état du marché varie d'un pays à l'autre et dépend étroitement du développement technologique de chacun. Le Royaume-Uni ou Italie apparaissent comme des précurseurs. Mais, dans tous ces pays, 2005 a été une année charnière.
 
En quatre ans, le nombre de fournisseurs de VOD a pratiquement été multiplié par dix, pour un total de plus de 40 plates-formes. Ce constat est valable en France : les services de Canal Plus, TF1, TPS, Vodéo, M6, France Télévision ont tous vu le jour l'année dernière.
 
L'offre française apparaît comme l'une des plus riche avec plus de 700 longs métrages disponibles, là où un vidéo-club traditionnel propose quelques 400 références. C'est Canal Play qui propose l'offre la plus complète avec 523 titres, devant TPS (70 titres), TF1 vision et Wandoo.
 
L'origine des contenus varie fortement d'une plate-forme à l'autre : des films aux clips vidéo, en passant par les reportages, les séries télévisée ou encore les dessins animés. Pour le cinéma, la part des films américains va d'un tiers à plus de 80 %, pour les contenus nationaux de 4 à 71 %, pour les films européens non nationaux de 5 à 25 %. L'étude souligne que les programmes enfants et la musique sont parmi les contenus les plus consommés en VOD.
 
Deuxième constat, les opérateurs viennent des horizons les plus divers. Ce sont essentiellement les groupes audiovisuels qui se sont lancés dans l'aventure. Les grands opérateurs de télécoms se montrent encore frileux. Certes en Allemagne, T-Online, filiale de Deutsche Telekom, dispose de son propre service.
 
Le marché attire aussi de nouveaux entrants : spécialistes de la distribution de biens culturels (la FNAC ou Virgin), industriels de l'électronique (Apple ou Samsung) ou moteurs de recherche (Google). Le développement des offres VOD pourrait en effet entraîner "des transformations majeures dans le mode d'accès aux programmes" et bouleverser l'économie du secteur, selon NPA Conseil. La VOD risque également d'avoir un impact sur le financement de la production cinématographique et audiovisuelle, souligne l'étude.
 
Pour autant, le modèle économique de la VOD reste à trouver. Si le prix des programmes tend à s'uniformiser (entre 3 et 5 euros en moyenne par programme), de multiples schémas de commercialisation coexistent: vente à l'unité, offres d'abonnement, forfait de consommation illimité... Dans ce contexte, la différence devrait se faire sur les options comme la durée de location, la possibilité de réaliser des copies, ou de transférer les contenus sur des terminaux portables.
 
(Atelier groupe BNP Paribas -06/04/2006 )