issu de l’acquisition de Digital par Compaq. Pour l’instant, les deux entités restent séparées. Directeur général jusqu’à présent de Compaq France, venant d’être nommé PDG du nouvel ensemble, Ber...

issu de l’acquisition de Digital par Compaq. Pour l’instant, les deux entités restent séparées. Directeur général jusqu’à présent de Compaq France, venant d’être nommé PDG du nouvel ensemble, Bernard Maniglier assure “Digital France a connu près de 10 ans de plans sociaux, il faut que cela cesse”. Il vient ainsi d’annoncer la création d’un comité de coordination et d’intégration dont la mission sera de “définir et mettre en œuvre la stratégie la mieux adaptée en France et de la rendre opérationnelle le plus rapidement possible” pour l’intégration à terme des deux filiales. Tout en soulignant que la filiale française, avec celle d’Allemagne, est la plus mal en point du groupe américain “a tel point que la direction américaine de Digital a envisagé un moment de fermer sa filiale française”, il tient à préciser “des décisions difficiles mais nécessaires devront être prises le plus rapidement possible pour atteindre le niveau de coût et de compétitivité correspondant à l’adaptation de la nouvelle stratégie mondiale”. Il faut dire que la comparaison entre Digital France (2,5 milliards de F de chiffre d’affaires 1 800 salariés auxquels s’ajoutent près de 700 personnes dans les centres mondiaux basés en France) et Compaq France (6 milliards de ventes avec seulement 300 personnes) n’est pas à l’avantage de la première. Par ailleurs, afin de ne pas faire d’ombre aux serveurs Compaq, Digital va abandonner, au niveau mondial, ses ordinateurs serveurs fonctionnant avec des puces Intel sous Windows NT, activité connaissant la plus forte croissance. Rappelons également que Digital France a vendu l’an passé à la société GFI son activité d’intégration de système, son plus gros foyer de pertes. Or, c’est ce domaine qui intéresse le plus Compaq chez Digital. Dans ces conditions, les décisions qui seront présentées à la rentrée par ce “comité de coordination” se traduiront par de fortes suppressions d’effectifs et des redéploiements. (Le Figaro 01-02/08 Les Echos 03/08/1998)