Selon la direction des études et de la stratégie de l'AFB, les banques françaises ne doivent pas se sentir menacées par l'émergence de spécialistes financiers sur le web. Selon Marie-Hélène Fortesa,...

Selon la direction des études et de la stratégie de l'AFB, les banques françaises ne doivent pas se sentir menacées par l'émergence de spécialistes financiers sur le web. Selon Marie-Hélène Fortesa, Directrice des études et de la stratégie à l'AFB, les nombreux avantages des établissement français à réseau, face aux banques Internet ou plus largement, à distance, devraient leur permettre de maintenir leur leadership. Parmi ses avantages, l'AFB retient l'offre "multicanal". Elle rappelle aussi certaines spécificités nationales restreignant la concurrence des nouveaux entrants. Selon Marie-Hélène Fortesa, certaines idées préconçues sur l'avance des banques étrangères sur Internet sont à revoir. Elle rappelle ainsi que les deux tiers des Américains n'utilisent pas le Net. 96 % du marché est détenu par les banques traditionnelles, contre 4 % seulement pour les banque tout Internet. Aux Etats-Unis, 70 % des paiements se font encore par chèque. Seules les offres en ligne de quelques grandes sociétés comme Wells Fargo ou Bank of America rencontrent un succès Outre Atlantique. Les autres expériences ne séduisent que très lentement le grand public. Toutefois, les banques françaises doivent se montrer plus réactives. Elles vont devoir adapter leur offre à Internet, en revoyant si nécessaire leurs tarifs, ou en créant de nouvelles marques pour celles voulant lancer en parallèle une banque directe. Selon les prévisions de l'institut IDC, le nombre de clients en ligne des banques françaises devrait passer de 500 000 en 1999 à un million cette année et atteindre 4,7 millions d'ici à 2004. (Christine Weissrock - Atelier BNP Paribas - 23/06/2000)