Les blogs se multiplient, on l'aura compris. La possibilité, pour des internautes qui ne se sentent pas capables de créer leur site web, de s'exprimer librement sur le réseau des réseaux fait de...

Les blogs se multiplient, on l'aura compris. La possibilité, pour des internautes qui ne se sentent pas capables de créer leur site web, de s'exprimer librement sur le réseau des réseaux fait de plus en plus d'émules, et la blogosphère grandit, grandit...

Sauf qu'il ne faut pas oublier, au passage, que les blogs ne sont pas innocents et qu'ils engagent la responsabilité de celui qui les signe. Les entreprises, tout comme les hommes politiques, les associations, etc. l'ont bien compris : leur éventuel blog est un outil de communication qui au même titre que tous les autres utilisés est régi par certaines règles inhérentes à l'organisation qu'il représente.

Cette notion, les particuliers l'ont peut-être moins bien intégrée. Aux Etats-Unis, certains ont même fait les frais de ce qu'ils ont ainsi pu publier sur leur blog. Ils sont ainsi plusieurs à avoir été licenciés par leur entreprise, qui n'a pas apprécié ce qu'ils y avaient écrit.

Ellen Simonetti est hôtesse de l'air chez Delta Airlines. Etait. Elle a été licenciée cet automne par la compagnie pour avoir posté sur son blog des photos d'elle en uniforme . Après avoir été notifiée de la désapprobation de son employeur, Ellen Simonetti - qui ne nommait jamais Delta sur son blog - avait retiré les photos. Une précaution qui ne l'a pas empêchée de se faire licencier... Elle a entamé des poursuites judiciaires contre Delta Airlines.

La précaution est donc de mise, sur ce qui se publie dans la blogosphère. Ceci dit, la législation américaine et le droit du travail ne sont pas les mêmes de ce côté de l'Atlantique. Aux Etats-Unis, le débat est ouvert pour savoir si les entreprises devront créer ou non un espace spécifique, dans leur règlement, qui prévoit l'expression des salariés sur leurs blogs.

(Atelier groupe BNP Paribas - 07/12/2004)