Deux fois par an, des chercheurs des universités de Mannheim, du Tennessee et du laboratoire américain de Berkeley établissent un classement des 500 supercalculateurs les plus rapides du monde. C'est

Deux fois par an, des chercheurs des universités de Mannheim, du Tennessee et du laboratoire américain de Berkeley établissent un classement des 500 supercalculateurs les plus rapides du monde. C'est e Blue Gene/L d'IBM, conçu pour les laboratoires Lawrence Livermore du département de l'énergie des Etats-Unis et doté de 65 536 processeurs, qui l'a emporté avec un score de 136,8 téraflops. Ce score est deux fois supérieur à celui obtenu par le même Blue Gene au semestre dernier, et surpasse celui réalisé par l'ensemble du parc de machines présenté à la compétition en 2001.

Ce palmarès a été publié à l'occasion de la conférence sur les supercalculateurs qui se tient cette semaine à Heidelberg, en Allemagne. Le classement des machines dépend de leur puissance de calcul, calculée en téraflops. 1 téraflop correspond à mille milliard d'opérations effectuées en une seconde. Les machines sont testées sur une suite de calculs algébriques nommée Linpack. Blue Gene/L est suivi par un autre supercalculateur Blue Gene, le WBG (Watson Blue Gene), qui affiche un score de 91.2 téraflops.

Le premier des supercalculateurs utilisés en France figure à la 77e place. Il s'agit d'un AlphaServer SC45 de Hewlett-Packard doté de 2.560 processeurs à 1 GHz, propriété du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). A titre indicatif, sa puissance de calcul n'est que de 0,4 téraflop.

IBM est très largement représenté dans ce classement puisque la firme a assemblé plus de la moitié des machines en compétition (259 sur 500 exactement). 333 des calculateurs présentés étaient équipés de puces Intel.

(Atelier groupe BNP Paribas - 23/06/2005)