Venant d'obtenir l'aval des autorités boursières américaines pour émettre 1,8 millions d'ADR pour un montant global de 50 millions de dollars, la société indienne de services informatiques Infosys...

Venant d'obtenir l'aval des autorités boursières américaines pour émettre 1,8 millions d'ADR pour un montant global de 50 millions de dollars, la société indienne de services informatiques Infosys va faire son entrée en Bourse aux Etats-Unis très prochainement. Thierry Lepercq de la société de Bourse Oddo & Compagnie analyse "c'est une grande première. Il s'agit de la première société de technologie indienne à se faire coter aux Etats-Unis". Ces dernières années, l'industrie indienne a acquis auprès de ses clients internationaux une réputation de sérieux et d'innovation. Sur près de 3 milliards de dollars de chiffre d'affaires réalisés l'an passé par les industriels indiens, les ventes aux Etats-Unis ont représenté 59 %, celles de l'Europe 23 %. Selon l'association qui rassemble les sociétés de logiciels indiennes, le Nascom, les ventes devraient atteindre en 2002 près de 16 milliards de dollars, dont 10 milliards à l'export. Après avoir enregistré au cours des cinq derniers exercices une croissance annuelle de ses ventes de 70 à 90 %, Infosys a réalisé en 1998 un chiffre d'affaires de 2,57 milliards de roupies (354 millions de F) et devrait dépasser les 6,5 milliards de roupies (900 millions de F) sur l'exercice en cours clôt en mars. Analyste chez SMOFS Securities à Bombay, Jayesh Parekh affirme "le logiciel indien est de mieux en mieux accepté sur les marchés internationaux". Thierry Lepercq confirme "Les gens qui achètent ces valeurs sont déjà des étrangers, des investisseurs américains, mais aussi des Singapouriens". La cotation aux Etats-Unis devrait permettre à Infosys non seulement de se développer à l'international, en particulier outre-Atlantique, mais aussi de fidéliser ses cadres, via une politique de stock-options. Pour les mêmes raisons, plusieurs sociétés indiennes comme Infotech ou Saryam pourraient faire appel, à court terme, aux marchés occidentaux. (La Tribune - 16/02/1999)