Les uns après les autres, les opérateurs télécoms se désengagent des firmes de satellites. L'opérateur British Telecom a bien suivi la tendance, cette année, en vendant toutes ses participations...

Les uns après les autres, les opérateurs télécoms se désengagent des firmes de satellites. L'opérateur British Telecom a bien suivi la tendance, cette année, en vendant toutes ses participations. Dernière en date : celle de 15,8 % dans l'opérateur de satellites basé à Paris Eutelsat, pour un montant de 363 millions de livres sterling (516,8 millions d'euros). Le repreneur n'est autre que le fonds Goldman Sachs Partners 2000.

Pour se recentrer sur son métier de base, et parce que nombre d'opérateurs préfèrent aujourd'hui investir dans des réseaux de communication terrestres, British Telecom a revendu cette année toutes ses participations dans le secteur des satellites.

En avril, l'opérateur revendait ses parts dans PanAmSat pour 3,35 milliards de dollars. En juin, c'était au tour de sa participation dans New Skies Satellites (pour 956 millions de dollars) d'être reprise par Blackstone, et puis au mois d'août quatre fonds d'investissement mettaient la main sur Intelsat pour 3,1 milliards de dollars.

Désormais, Eutelsat ne compte presque plus d'opérateurs télécoms à son capital. Après les désengagements successifs de France Télécom (participation de 23 % vendue en février 2003 pour 447 millions d'euros), Telecom Italia, Deutsch Telecom et aujourd'hui British Telecom, seuls le belge Belgacom et d'autres opérateurs de taille plus modestes conservent des participations dans l'opérateur satellite, qui prépare son introduction en bourse.

(Atelier groupe BNP Paribas - 29/11/2004)