Le Conseil d'administration de Bull s'est réuni jeudi 20 novembre pour prendre connaissance des propositions de recomposition du capital du groupe. Rejetant la reprise de l'investisseur américain ...

Le Conseil d'administration de Bull s’est réuni jeudi 20 novembre pour prendre connaissance des propositions de recomposition du capital du groupe. Rejetant la reprise de l’investisseur américain Gores Technology, qui proposait jusqu’à 74 million d’euros pour prendre le contrôle de la société, le conseil d’administration s’est tourné vers plusieurs investisseurs. Parmi eux, France Telecom, NEC (à 7 millions d’euros chacun) et Axa (7 millions d’euros), mais aussi des cadres et des clients qui ensemble apporteront quelques six millions d’euros au groupe. Aucun investisseur, de cette manière, n’aura de majorité dans le groupe, qui, comme l’a souligné son PDG Pierre Bonnelli, « conservera une vie de marché ». La solution adoptée par Bull repose également sur une réduction très importante des dettes financières existant au bilan de Bull société Mère. Le groupe a contracté une dette de 204m€ envers les porteurs d'Océanes émises en 2000, et doit rembourser un prêt de 490 millions d’euros (intérêts compris), consenti par l'Etat en juin 2002. Enfin, Bull a prévu d’offrir aux porteurs d’Océanes (obligations convertibles) la conversion de leurs titres en actions ou en actions assorties de bons de souscriptions d'actions. Quant à l’Etat, il devrait voir sa créance ramenée à 10 % de sa valeur. Pierre Bonnelli, certain que cette recapitalisation signe « un nouveau départ pour Bull », est confiant quant à l’acceptation de ce plan par les autorités européennes de la concurrence. La commission européenne n’a fait aucun commentaire jeudi, suite à l’annonce de ce plan de recapitalisation. (Atelier groupe BNP Paribas – 21/11/2003)