1997. Au premier semestre 1998, Bull a dégagé un résultat d’exploitation de 104 millions de F, inférieur à celui du premier semestre 1997. La marge brute est tombée à 28,7 %, contre 30,2 % il y a...

1997. Au premier semestre 1998, Bull a dégagé un résultat d’exploitation de 104 millions de F, inférieur à celui du premier semestre 1997. La marge brute est tombée à 28,7 %, contre 30,2 % il y a un an. Des investissements supplémentaires et l’absence de profits exceptionnels expliquent le résultat net largement négatif (- 353 millions de F). Tout en visant néanmoins un résultat opérationnel de 1 milliard de F sur l’ensemble de l’exercice, Guy de Panafieu, le PDG, s’attend à “un résultat net inférieur à celui de 1997. C’est seulement en 1999 que nous pourrons relancer la croissance du résultat”. Bull a enregistré au premier semestre un chiffre d’affaires de 11,7 milliards de F, en hausse de 3 %, nettement inférieure aux deux semestres précédents. Sur l’ensemble de l’exercice, Bull vise un chiffre d’affaires en hausse de 5 %.

Sur les six premiers mois, les ventes de produits ont chuté de 4,8 % par rapport à la même période de l’exercice précédent. Les serveurs sont en baisse de 3,2 %, les logiciels de 16,6 % malgré une forte hausse hors de France (+ 45 %) et les cartes à puce et terminaux de 13,3 %. En revanche, les activités de services progressent de 10,6 %. Pour tenter d’enrayer cette tendance, un programme de réduction des coûts à hauteur de 1 milliard de F a été mis en place via une série de mesures dont le coût s’établit aussi à 1 milliard. Malgré la suppression de 470 emplois en Italie, les effectifs du groupe devraient rester stables.

En partenariat avec IBM, Bull va, pour les quatre prochaines années, intensifier ses efforts sur le haut de gamme, les logiciels (accord de distribution avec Netscape pour les logiciels sécurisés) et sur les cartes à puce. Par ailleurs, Bull va sortir une carte pour les téléphones GSM. Guy de Panafieu a expliqué “nous voulons avoir une offre intégrée produits et services”, à destination en particulier des banques, des télécoms, de l’industrie, du secteur public et des services aux collectivités. L’introduction de 23 nouveaux produits, dont un nouveau grand système Jupiter 2 devrait permettre une relance des ventes au second semestre. (Les Echos - Le Figaro - La Tribune - 25/09/1998)