Didier Breton, président de la division serveurs de Bull explique “nous voulons intégrer des technologies et développer des solutions sectorielles”. Il s’agit de devenir par exemple “Le meilleur int...

Didier Breton, président de la division serveurs de Bull explique “nous voulons intégrer des technologies et développer des solutions sectorielles”. Il s’agit de devenir par exemple “Le meilleur intégrateur de technologies en Europe pour le secteur de l’administration qui est notre premier client”. Désormais, Bull cherche à vendre des machines (fabriquées par NEC pour les grands systèmes et les serveurs Windows NT ou par IBM pour Unix) optimisées pour faire fonctionner certaines applications d’éditeurs. Le groupe veut aussi développer des services autour de l’architecture de systèmes dans l’entreprise, du stockage ou de la sécurité “il n’est plus question de mettre 10 à 12 % de notre chiffre d’affaires dans la recherche-développement, mais plutôt autour de 8 à 10 %. Nous devons investir davantage en marketing et réduire nos coûts de distribution en multipliant les ventes via nos partenaires”. La division serveurs “au cœur du dilemme de Bull” représente encore près de 50 % des ventes du groupe. Les ventes de grands systèmes (28 % des ventes totales de serveurs) sont stables. Au premier semestre 1998, malgré une hausse de 16 % des ventes (en volume) de serveurs Windows NT, les ventes de serveurs Unix et NT ont régressé (en valeur) de 3,2 %. Les ventes, selon Merrill Lynch, devraient repartir avec l’introduction de nouvelles machines très performantes développées par IBM. Pour la banque d’affaires, les ventes de serveurs Unix de Bull devraient progresser sur l’année de 8 %.

Du reste, Bull et IBM viennent de renouveler leur partenariat dans ce domaine pour quatre ans. Les équipes qui développeront conjointement AIX et le Power PC ont été renforcées. A eux deux, Bull et IBM affirment maîtriser 50 % des ventes de machines Unix en France. (Les Echos - 02/10/1998)