Les étudiants qui se destinent aux métiers du traitement analytique des données ne possèdent pas tous les outils nécessaires à leur réussite présente comme future. L'un des moyens de le leur fournir est de favoriser la coopération entre entreprises et institutions de l'enseignement supérieur.

Business intelligence : l’apprentissage nécessite une implication plus poussée des entreprises

Les postes liés au secteur de la Business Intelligence et au traitement analytique des données requièrent des compétences dont ne disposeraient pas forcément les étudiants qui suivent les cursus dédiés, selon une étude menée par le Teradata University Network. Ce réseau qui cherche à fournir des outils aux universités et aux étudiants pour l'analyse de données, l'informatique décisionnelle (business intelligence) et le Big Data, a interrogé 248 écoles et universités, 614 étudiants et 308 recruteurs à travers 43 pays. Ces postes, qui recouvrent des domaines tels que l'analyse de marché, la science des données ou la programmation et le développement, attirent de plus en plus d'étudiants. Néanmoins, pour les recruteurs, 26% des étudiants manquent de connaissances sur le fonctionnement d'une entreprise, 22% manquent de compétences techniques et 21% manquent de compétences de communication. Comment y remédier ? En favorisant la coopération. En effet, selon les résultats du sondage, les entreprises posséderaient les moyens nécessaires pour permettre aux universités et aux professeurs de réadapter ces enseignements spécifiques.

Une réponse aux difficultés encourues par les professeurs

Les étudiants ayant suivi des cours d'informatique décisionnelle et d'analyse des systèmes d'affaires (business intelligence et business analytics) déclarent les avoir pris car considérés comme des cours importants. Néanmoins, il s'avère que les universités manquent de base de données exemplifiées dans le cadre de leur cursus. Pour 46% des répondants, montrer l'impact des données et leur lien avec les résultats d'une entreprise serait le meilleur moyen selon lequel une compagnie peut intervenir dans l'enseignement supérieur. L'apport d'études de cas réelles et de logiciels dédiés sont aussi considérées comme des priorités, par 31 et 26% des répondants respectivement. Ces résultats, d'ordre global, proviennentdes visions partagées des professeurs, des étudiants et des recruteurs. Un manque de connaissance pratique est aussi considéré par les recruteurs : ils sont 90% à penser que l'apprentissage par des stages et des emplois précédents est un point important ou très important dans le parcours d'un étudiant.

L'entreprise réduit l'écart de connaissances

Entre 2010 et 2012, le portefeuille des cours d'analyse et d'informatique décisionnelle a augmenté de 41% et, du côté des entreprises, deux tiers des recruteurs déclarent que leurs besoins d'employés augmenteront, tout comme les opportunités de carrière à l'intérieur de leur entreprise augmenteront tout autant. En réponse à cette demande croissante, elles sont 80% des entreprises à offrir des cours supplémentaires à leurs nouveaux employés. Une solution qui devrait pallier les défauts des étudiants, en attendant que les universités et les écoles puissent forment les futurs analystes et développeurs des technologies de l'information.

Rédigé par Guillaume Parodi
Rédacteur