Des chercheurs ont mis au point un "câble résonant" permettant de transmettre de l'information par vibration électronique. Ce procédé quantique pourrait contribuer au développement d'un nouveau type d'ordinateurs...

Des chercheurs ont mis au point un "câble résonant" permettant de transmettre de l'information par vibration électronique. Ce procédé quantique pourrait contribuer au développement d'un nouveau type d'ordinateurs. 
 
Les premiers pas vers l'ordinateur quantique du futur seront peut-être ceux des chercheurs du National Institute of Standards and Technology (NIST). Ces derniers auraient en effet réussi à faire circuler de l'information entre deux "atomes artificiels" par vibration électronique, ce, à travers un micro-câble d'aluminium. Cette performance pourrait ouvrir la voie au développement d'applications informatiques dites quantiques, par opposition à nos systèmes actuels, parcourus par des courants électriques. Et les propriétés de ce "câble résonant", dont les circuits superconducteurs ne comportent aucune résistance électrique, de laisser penser que l'ordinateur du futur n'est peut-être plus très loin.      
 
Un procédé adaptable
 
Par extrapolation, le fonctionnement d'un tel procédé au sein d'un système informatisé permettrait d'augmenter de façon exponentielle sa rapidité d'exécution pour la plupart des tâches. Les chercheurs du NIST évoquent notamment la recherche sur base de données et le décryptage de codes. En outre, ce câble superconducteur serait, le cas échéant, plus simple à adapter que ses procédés concurrents dans le cadre d'une production industrielle. L'utilisation d'atomes individuels serait plus particulièrement visée. Via ce nouveau moyen de transmettre et de stocker les données, le qubit quantique viendrait remplacer le traditionnel bit comme mode binaire régissant le fonctionnement de nos ordinateurs.
 
Démultiplier la vitesse de calcul
 
Rappelons que le qubit est capable de décliner simultanément les valeurs binaires 1 et 0 par un processus de superposition. Une propriété qui permettrait de démultiplier les capacités de calcul. "Nous avons testé un nouveau composant pour les systèmes d'information quantiques. Cette découverte est significative dans la mesure où il est possible d'associer des qubits entre eux et de transférer aisément de l'information des uns aux autres via ce simple composant", a souligné Ray Simmonds, physicien au NIST. C'est en effet un véritable bus quantique que les chercheurs américains sont pour la première fois parvenus à faire fonctionner. Faisant suite à l'actuel bus informatique, ce dernier pourrait introduire la mécanique quantique au cœur de nos systèmes. Les conclusions de ces travaux paraîtront dans l'édition du 27 septembre de la revue scientifique Nature.      
 

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