Solutions de collaboration, sites sociaux ou encore mobiles sont perçus comme des moyens d'effectuer des bénéfices et de se démarquer.

Outre-Atlantique, les responsables d'entreprise sont de plus en plus nombreux à parier sur les nouvelles technologies pour réduire leurs coûts et tirer leur épingle du jeu, rapporte l'Economist Intelligence Unit dans une étude sur les attentes et expectations des cadres américains pour la décennie à venir. Près de 80 % d'entre eux s'accordent à dire que les solutions high-tech (outils collaboratifs, smart phones, réseaux sociaux, etc.) leur permettront d'ici dix ans de dégager des profits et de gagner en efficacité. Plus de la moitié considère que les technologies seront le facteur déterminant dans leur activité pour se démarquer, et un nombre important (82 %) affirme que ces outils leur permettront d'accéder à de nouveaux segments de populations, et d'augmenter le nombre de leurs clients.

Des modifications dans l'organisation du travail

Et une majorité de professionnels considère que la plupart des idées innovantes émergeront directement des consommateurs. Par ailleurs, les nouvelles technologies, et plus particulièrement celles liées à la collaboration ont toutes les chances de modifier en profondeur l'organisation du travail, selon les analystes. Un chef d'entreprise sur six pense par exemple que les réunions virtuelles finiront par remplacer la plupart des rencontres professionnelles qui s'effectuent aujourd'hui en face à face. Cela étant, moins d'un tiers des personnes interrogées prévoit que leur entreprise finisse par utiliser les réseaux sociaux pour recruter des individus qualifiés dans les dix ans à venir.

Protéger les droits de propriété intellectuelle

Pour les auteurs de l'étude, la plupart des professionnels sous-estiment la capacité des départements de relations humaines à reconnaître rapidement les avantages des technologies collaboratives sur ce point. Les analystes notent ainsi qu'un certain nombre d'entreprises se sont d'ores et déjà associées avec des universités ou des pôles de compétences. Enfin, les deux tiers des cadres interrogés estiment qu'il sera de plus en plus difficile de protéger les droits de la propriété intellectuelle, avec le développement d'Internet.