En France, 61 % des cadres accepteraient de voir leur travail jugé en fonction de leur production de courriels, documents ou même échange sur les réseaux. Mais ces derniers ne remplaceront pas les instruments classiques.

Les cadres sont prêts à se faire évaluer au regard de leurs publications

La quasi-totalité des cadres utilise régulièrement le courriel ou le téléphone pour échanger et les trois quart d'entre eux publient de l'information consultable par d'autres personnes (clients, partenaires, collaborateurs), souvent à l'aide d'outils bureautiques classiques. Selon une étude menée par l'Ifop pour L'Atelier, près des deux tiers d'entre eux accepteraient de voir leurs compétences évaluées en fonction de leur production, et un peu plus d'un quart considère que leur expression sur les réseaux sociaux peut être observée de cette manière. D'autant que, selon l'étude, un peu plus d'un quart des cadres jugent leurs compétences mal évaluées, et ce à 45 % car cette dernière n'est pas menée par une personne qui les suit quotidiennement.

Une évaluation traditionnelle restant contestée

Le mode de jugement semble diviser les cadres, car 38 % de ceux se sentant mal évalués stigmatisent l'arbitraire des critères, et 22 % d'entre eux pointent du doigt la rigidité des systèmes. Mais malgré cela, 84 % des cadres estiment que les compétences liées aux actions effectuées dans le cadre de leurs fonctions sont prises en compte par leurs entreprises. Pour ceux ayant le sentiment que les aptitudes relationnelles ou d'animation de communauté ne sont pas prises en compte, ils souhaitent voir leur capacité à participer à la vie de l'entreprise être évaluée.

Des outils encore trop peu connectés ?

Si plus de deux tiers des managers utilisent des documents Word et plus de le moitié (58 %)  des tableaux Excel ou des présentations PowerPoint (56 %), il n'en reste pas moins que 42 % publient via un intranet ou extranet. Ainsi, l'optimisation de l'évaluation vers les outils de publication tend à montrer l'intérêt que les cadres ont envers les outils de calcul d'influence sur les réseaux sociaux, puisque 31 % d'entre eux seraient d'accord pour les voir entrer dans leur entreprise, pour calculer leur influence sur leurs communautés de travail. Cela notamment quand plus de la moitié d'entre eux publient régulièrement des informations consultables, et principalement ceux travaillant dans des grands groupes.