Une étude est actuellement en cours en Irlande pour mesurer l’impact du télétravail sur les embouteillages et le temps perdu. La Californie pour sa part, pousse les entreprises à inciter leurs sal...

Une étude est actuellement en cours en Irlande pour mesurer l’impact du télétravail sur les embouteillages et le temps perdu. La Californie pour sa part, pousse les entreprises à inciter leurs salariés à télétravailler. Mais cette expérimentation lancée il y a trois ans ne donne pas de résultats très positifs. Une étude publiée le mois dernier par un groupement de collectivités locales de la région de San Francisco fait observer “jadis considéré comme une antidote naturelle aux problèmes de circulation, le développement du télétravail se heurte à la résistance de nombreuses entreprises d haute technologie qui préfèrent maintenir une relation régulière, souvent quotidienne, avec leurs salariés. Les managers se demandent si leurs salariés travaillent suffisamment, les salariés redoutent que leur absence ne les handicape dans leur carrière”. Les autorités américaines prennent au sérieux les conséquences pour l’environnement des embouteillages. La région de San Francisco connaît un niveau de pollution supérieur aux normes fédérales. Selon une autre étude réalisée par les organismes de transport en commun, l’impact du télétravail sur les déplacements quotidiens est quasi nul, le pourcentage de ceux dont l’entreprise propose de recourir au télétravail n’étant que de 15,9 % (16 % en 1996). Seule évolution, les adeptes du télétravail le pratiquent aujourd’hui 5,9 jours par mois, contre 4,6 jours en 1996. (Libération 12/10/1998)