Obtenir un diplôme sans mettre les pieds à l'université? C'est ce que les campus numériques, qui se développent partout en France, permettent déjà à bon nombre d'étudiants, auxquels un éloignement...

Obtenir un diplôme sans mettre les pieds à l’université? C’est ce que les campus numériques, qui se développent partout en France, permettent déjà à bon nombre d’étudiants, auxquels un éloignement géographique ou des obligations professionnelles ne permettent pas des déplacements quotidiens à l’université.

L’étudiant connecté a accès aux mêmes ressources que les étudiants présents à l’université. Sur l’écran de son ordinateur, les icônes symbolisant les amphithéâtres, les salles de travaux dirigés, la bibliothèque, la salle des professeurs ou la cafétéria offrent respectivement un accès aux cours magistraux, aux exercices pratiques, à une base de données de documents consultables en ligne, et à des « chat » en temps réel avec les professeurs de l’université ou les autres étudiants dispersés autour du globe.

Ces campus numériques associent partenaires privés et publics. Par exemple, le campus CIAN (Convergence Internet Audiovisuel Numérique), qui propose un enseignement des techniques de l’audiovisuel appliquées à Internet, rapproche établissements publics (Université Rennes 1 et 2, Université Nancy 2), organismes publics (Radio France..) et partenaires privés (la société de production « Les films du Centaure »), dans le développement des contenus de la formation et de son accessibilité aux étudiants.

Les promoteurs de ces campus nouveaux mettent en avant les avantages des formations dont jouissent les étudiants par le biais des nouvelles technologies, à savoir un parcours individualisé, des contenus de qualité, une relation unique avec les professeurs, etc. A un niveau plus global, les défenseurs de ces universités virtuelles n’oublient pas de mentionner d’autres atouts comme le rayonnement des formations supérieures françaises ou le développement de la langue française dans le monde. Il ne reste plus qu’à convaincre certaines entreprises, dont les responsables font montre d’une certaine réticence à l’égard de ces cyber-diplômés…

(Atelier groupe BNP Paribas – 04/11/2003)