Grâce à ce nouveau programme d'immigration, il sera plus facile aux entrepreneurs non canadiens d'y démarrer une activité. Premier du genre, ce programme pourrait créer des emplois au Canada, stimuler sa croissance économique à long terme et en faire un acteur global compétitif et innovant.

Le Canada lancera le premier programme Start-Up Visa au monde le 1er avril en vue de recruter des entrepreneurs immigrants, créer de nouveaux emplois et soutenir la croissance économique. Le ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme Jason Kenney veut faire du Canada une destination pour les entreprises d'innovation globale, en offrant un soutien aux nouvelles entreprises et d'autres avantages pour devenir résident canadien et, éventuellement, acquérir la nationalité canadienne. Ce programme « fait partie d'une série d'adaptations au système d'immigration canadien visant à le rendre plus rapide, plus flexible et basé sur les besoins économiques du Canada. » Faciliter la création d'entreprises dans le pays pourrait attirer des entrepreneurs issus non seulement de leur pays d'origine mais également de pays où ils fréquentent l'école, occupent un travail temporaire ou relèvent d'un autre statut moins propice à l'immigration.

Le programme sera soutenu par des groupes de capital risque

Avant de  pouvoir se porter candidat au programme Start-Up Visa, les entrepreneurs doivent d'abord obtenir le soutien d'un groupe d'investisseurs (angel) ou d'un fonds de capital risque canadien. Citoyenneté et Immigration Canada collaborera avec deux associations-cadre de capital-risque, L’Association canadienne du capital de risque (ACCR) et NACO Canada (Canadian National Angel Capital Organization) ainsi qu'avec l'Association canadienne de l'incubation d'entreprises (CABI) et travaillera avec des business angels pour attirer des entrepreneurs hautement qualifiés. « L'emploi, la croissance et la prospérité à long terme restent les priorités du gouvernement du Canada, et ce nouveau programme Start-Up Visa souligne notre volonté de soutenir l'innovation et l'entreprenariat dans le marché du travail canadien », poursuit le ministre Kenney.

Un programme similaire n'a pas pu recueillir l'assentiment du Congrès américain

Aux États-Unis, le président Obama a exprimé son soutien à une réforme similaire de la loi de l'immigration pour les entrepreneurs nés à l'étranger. Nombreux sont les étudiants des universités américaines qui ont rencontré des difficultés pour obtenir un visa ou une carte de travail. Ces innovateurs ont été confrontés à une menace d'expulsion, ou sont tout simplement rentrés dans leur pays d'origine pour y démarrer leur activité. Barack Obama a souligné l'inconsistance qu'il y avait à former des étudiants pour ensuite les obliger à quitter le pays pour créer de l'emploi dans d'autres pays et augmenter ainsi la concurrence internationale. Une proposition de Start-Up Visa a été introduite au Congrès l'année dernière mais n'est pas passée.