Le Fraunhofer propose un système qui embarque des détecteurs de pression dans des coussins d'air destinés à réduire les collisions entre palettes. Le but: automatiser une veille qui nécessitait temps et attention.

Des capteurs pour optimiser l'entretien de matériel

Les solutions logistiques basées sur des capteurs ne doivent pas servir qu'au référencement et au suivi de produits, mais aussi à la sécurité et à l'entretien. Dans ce but, l'institut IMS* du Fraunhofer a mis au point un système combinant réseaux de capteurs et solution plus classique de protection contre les chocs. Celui-ci permet de veiller automatiquement à ce que les palettes contenant des stocks dans les espaces dédiés soient rangées sans courir de risque de détérioration. Dans les entrepôts, il arrive en effet que des palettes soient rangées très proches les unes des autres avec l’élévateur, ce qui rend le passage entre elles étroit pour l’arrivée par exemple, d’autres chariots et qui favorise les collisions.

Absorber l’impact de la collision

De nombreux contrôles doivent ainsi être opérés par les manutentionnaires pour s’assurer que les marchandises soient bien superposées et qu’elles ne s’écroulent pas, ce qui représente une perte de temps. De plus, si un support est endommagé juste après qu’ait eu lieu un contrôle, aucun des employés ne peut s’en être rendu compte avant la prochaine vérification. En fait, le dispositif s’en remet à des coussins d’air disposés de part et d’autres des palettes de marchandises, et qui intègrent des capteurs reliés à une base de contrôle de l’entrepôt. De cette manière, les coussins  sont capables d’absorber l’impact d’une éventuelle collision des palettes. Les capteurs ont quant à eux le rôle de signaler l’incident à la tour de contrôle, dès que celles-ci entrent en contact. Ces derniers sont en effet sensibles à la pression de l’air des coussins.

Une solution de veille

Dès que la pression d’air d’un coussin est modifiée, l’information est directement transmise à un agent de contrôle. Le salarié peut donc prendre connaissance du mouvement, mais surtout de savoir à quel endroit se trouve l’anomalie et si celle si est sérieuse ou pas. En effet, la personne est directement informée selon trois niveaux de dangerosité : léger, moyen et sérieux. Pour optimiser leur batterie, les capteurs se mettent en veille pour éviter une consommation inutile et activent leur fonctionnement dès qu’une variation de pression est détectée. Une gestion de l’énergie qui joue un rôle central dans le déploiement de cette technologie. En effet, "l’utilisation de ce type de système est d’autant plus rentable qu’il ne faut pas constamment remplacer les batteries dans les capteurs", explique Frederic Meyer, responsable du projet.

*Fraunhofer Institute for Microelectronic Circuit and System