nouvelle vision de l'évolution du web. Ayant achevé la représentation graphique de la première carte topographique complète du web mondial, les scientifiques des centres de recherche IBM, Compaq e...

nouvelle vision de l'évolution du web. Ayant achevé la représentation graphique de la première carte topographique complète du web mondial, les scientifiques des centres de recherche IBM, Compaq et AlktaVista ont découvert l'existence de division entre différentes zones d'Internet pouvant rendre la navigation sur le web difficile, voire impraticable. La recherche effectuée sur l'analyse de plus de 200 millions de pages web prouve que le web mondial est divisé en quatre grandes zones, chacune comprenant approximativement le même nombre de pages, soit environ 50 millions. On a aussi constaté qu'un grand nombre de sites web étaient inaccessibles par le biais des liens hypertextes. Or, ces liens sont ce qu'un internaute utilise le plus au cours de ses navigations sur le web. Au fur et à mesure des recherches, la représentation du web s'est profilée en forme de "noeud papillon" : 90 % du web environ se divisent en quatre grandes zones, les 10 % restants se trouvant totalement déconnectés de ce noeud papillon. Constitué du noyau ultra connecté, le noeud contient a peu près un tiers de l'ensemble des sites web. Les internautes peuvent aisément naviguer entre ces sites, via les liens hypertextes. Ce noyau compact constitue le coeur du réseau Internet. Représentant environ un quart du réseau, la partie gauche du "noeud papillon" contient les pages de "création". Ces pages d'origine permettent l'accès au coeur du web, mais pas l'inverse, en effet aucun lien hypertexte ne permet de revenir sur ses pas. La partie droite du "noeud papillon" représente environ un cinquième du web. Les pages de "destination" sont accessibles depuis le noyau ultra connecté, mais aucun retour vers le noyau n'est possible. Représentant environ un cinquième du web, la quatrième et dernière zone contient des pages "déconnectées". Elles sont accessibles et donnent accès aux pages d'origine et de fin, mais ne donnent pas accès au noyau ultra connecté. Grâce à la théorie du "noeud papillon" et à sa nouvelle explication de la structure du réseau mondial, les chercheurs et les milieux d'affaires pourront concevoir des stratégies de navigation sur le web plus efficaces, augmenter le potentiel de l'e-commerce, analyser l'évolution des algorithmes utilisant les données de liaison, anticiper et mettre à profit l'évolution permanente de l'Internet, et créer des modèles mathématiques pour le web. Les premiers résultats de cette étude ont été présentés lors de la 9è conférence internationale du web mondial qui s'est tenue à Amsterdam du 15 au 19 mai. (Christine Weissrock - Atelier BNP Paribas - 25/05/2000)