son instigateur, s'inspirant de la vente par correspondance traditionnelle, pense que seules les sociétés spécialisées dans le commerce électronique offrant à leurs clients "à la fois un catalogue e...

son instigateur, s'inspirant de la vente par correspondance traditionnelle, pense que seules les sociétés spécialisées dans le commerce électronique offrant à leurs clients "à la fois un catalogue et une présence physique" dans un magasin pourront réussir. Deux boutiques sous l'enseigne "Virtual Emporium" équipées de micro-ordinateurs permettant aux consommateurs en utilisant le réseau Internet de commander des produits présentés sur le site "Virtual Emporium" ont été ouvertes, l'une en novembre dernier à Santa Monica (banlieue de Los Angeles), l'autre fin mai à New York. La création d'une troisième boutique est à l'étude à Londres. Des mini-boutiques doivent aussi ouvrir cette année à San Francisco et à Boston. Tuck Rickards vient également de conclure un accord avec une chaîne américaine de "cafés virtuels" Cybersmith permettant ainsi aux consommateurs de faire leur shopping tout en consommant leur boisson préférée. Trente ordinateurs personnels réliés au site "Virtual Emporium" équipent le magasin de Santa Monica. De la voiture, aux disques, aux fleurs, aux billets d'avion, en passant par des livres, du vin, des pâtés français ou des lunettes de soleil, toute une gamme de produits est disponible pour le consommateur qui, une fois avoir confié son numéro de carte de crédit à l'ordinateur personnel, reçoit chez lui son achat envoyé par la poste (peut être pas la voiture !!!). 10 000 clients par mois fréquentent le magasin de Santa Monica, de préférence le soir et les week-ends. Le site "Virtual Emporium" reçoit sur le réseau Internet 100 000 consultations par jour. Alors qu'en novembre, le site proposait 80 "magasins" différents, il en offre aujourd'hui 190. Dès cet automne, des traductions en allemand, en français et en japonais seront effectuées. (Le Figaro - 25/06/1997)