Un nouveau procédé d'impression à l'échelle nanométrique permet de réaliser des structures composées de nanoparticules de 60nm de diamètre...

Un nouveau procédé d'impression à l'échelle nanométrique permet de réaliser des structures composées de nanoparticules de 60nm de diamètre.
 

Une nouvelle technique d'impression à l'échelle nanométrique a été développée par IBM et une équipe de chercheurs de l'université ETH de Zurich. Il s'agit là d'une première dans l'univers scientifique : ces chercheurs ont réussi à imprimer des particules de 60 nanomètres (environ cent fois plus petite qu'une cellule sanguine humaine), le tout à la nanoparticule près. Sur la base de cette méthode révolutionnaire pourrait se dessiner l'avenir de la biomédecine nanométrique, d'une optique de l'infiniment petit très haute performance, ou encore des systèmes informatiques de demain.
 
La plus petite oeuvre d'art au monde
 
Cette nouvelle technique pourrait permettre la constitution de véritables structures complexes à l'échelle du nanomètre. Pour démontrer l'efficacité de leur procédé, les chercheurs participant au projet ont réalisé une reproduction nanométrique de la fameuse image du soleil créée au dix-septième siècle par Robert Fludd. Pour la petite histoire, cette réalisation a établi le record de la plus petite œuvre d'art jamais créée avec ses 20 000 particules d'or de 60 nanomètres de diamètre. "Cette méthode ouvre la voie au positionnement précis et efficace de nanoparticules sur différentes surfaces, un prérequis à l'exploitation des propriétés de ces éléments et à une utilisation économiquement réaliste", explique Heiko Wolf, chercheur au laboratoire zurichois d'IBM.
 
La nanoélectronique au service de la biomédecine
 
Ce procédé d'impression haute performance permettrait une résolution trois fois plus précise que les solutions déjà existantes, selon le groupe de recherche. Le procédé mis au point consacre ainsi un système de contrôle de l'assemblage et de l'ordonnancement des nanoparticules sur la tête d'impression, ces dernières pouvant ensuite être directement imprimées sur la surface concernée. Dans une vision prospective, le groupement de chercheurs évoque la possibilité d'imprimer des dispositifs nanométriques capables de détecter ou d'identifier certaines cellules de l'organisme. Dans ce cadre, ce type d'innovations pourrait révolutionner l'appareillage médical dédié au diagnostic sur la base d'une analyse rapide et automatisée des plus petits éléments constituant le corps humains.   
 

Le soleil de Robert Fludd reproduit 
au nanomètre près
 

Atelier groupe BNP Paribas