Les experts de la société Sophos, spécialiste de la sécurité sur Internet notamment, ont signalé l'apparition d'un nouveau cheval de Troie qui tente d'émettre des messages de spam à destination...

Les experts de la société Sophos, spécialiste de la sécurité sur Internet notamment, ont signalé l’apparition d’un nouveau cheval de Troie qui tente d’émettre des messages de spam à destination des utilisateurs de téléphones mobiles.

Le Troyen Delf-HA (Troj/Delf-HA) infecte l’ordinateur, puis contacte automatiquement un site Web russe pour y télécharger des instructions sur la campagne de spam à lancer. Il peut alors submerger les propriétaires de téléphones mobiles de messages SMS non sollicités. Ces messages sont envoyés par Delf-HA en utilisant la fonction "Envoyer un message texte" proposée sur les sites Web de certains opérateurs de réseaux de téléphonie mobile russes.

Le phénomène est particulièrement inquiétant. Non seulement les utilisateurs risquent de se voir submergés de messages indésirables - qu'ils perdront du temps à lire et supprimer - mais en plus ils risquent d'y perdre de l'argent : rappelons que les utilisateurs paient les communications et les messages qu'ils reçoivent de l'étranger.

"On a déjà vu dans le passé des campagnes de spam par SMS destinées à convaincre le destinataire d’appeler un numéro fortement surtaxé ou de s’abonner à un service de 'chat'. Les spammeurs par SMS imitent désormais leurs confrères agissant via e-mail en exploitant des ordinateurs non protégés pour transmettre leurs messages indésirables", a précisé Annie Gay, Directeur Général de Sophos France.

Jusqu'à présent, il n'a été observé que quelques occurrences de ce cheval de Troie. Mais il semblerait que les utilisateurs de téléphones portables ne soient pas au bout de leurs peines. En février dernier, nous citions dans la Lettre de l'Atelier une étude de la société britannique Empower Interactive : selon celle-ci, 65 % des propriétaires de téléphones portables en Europe déclarent recevoir jusqu’à cinq SMS non sollicités par semaine.

Avec le temps, les choses iront de mal en pis : selon la même société, le phénomène devrait nettement s’accélérer ces prochaines années. Sauf que dans le cas du spam par SMS, les usagers sont beaucoup moins tolérants que pour le spam par e-mail. Déjà, au Royaume-Uni, plus de 10.000 plaintes pour spam avaient été recueillies, en février, par l’autorité britannique compétente dans le domaine de la communication, l’Independent Committee for the Supervision of Standards of Telephone Information Services.

(Atelier groupe BNP Paribas - 09/11/2004)