Si les sites d'institutions financières fleurissent, ils font encore souvent face à des problèmes d'accessibilité et des lenteurs d'affichage. Le risque, comme sur un site de commerce : décourager les internautes.

En Chine, les banques doivent améliorer le niveau d'accessibilité, la facilité et la vitesse de navigation de leurs sites si elles veulent encourager les internautes à réaliser leurs opérations en ligne. Voilà ce qui ressort d'une étude menée par ip-label auprès des plates-formes web des principales banques du pays, entre les mois de juillet et novembre 2010. Le problème, c'est qu'à l'instar des sites d'e-commerce, le succès dépend du service en lui-même mais aussi, avant tout, de la qualité de la navigation. Dans le détail, si l'on regarde les chiffres fournis par ip-label, le taux d'accessibilité reste peu élevé, avec en moyenne une personne sur cinquante ne pouvant accéder aux pages des sites. Seule la Shenzhen Development Bank a réussi à proposer un niveau d'accessibilité convenable à sa plate-forme sur la période du test.

Lenteur d'affichage

Seules seize personnes sur dix milles ne pouvaient franchir les portes de la plate-forme de l'institution financière. En ce qui concerne la navigation, le constat est lui aussi mitigé. Ainsi, juge ip-label, l'obtention d'informations et la réalisation d'opérations peut prendre suffisamment de temps pour décourager les internautes. Pour certaines banques comme la Huaxia Bank, seize secondes sont ainsi nécessaires pour réaliser des opérations basiques, contre trois pour la Bank of China. A noter que celle-ci enregistre des résultats supérieurs à la moyenne : cette dernière s'établit à neuf secondes. Cela, précise l'étude, avec des sondes placées au plus près des réseaux des opérateurs. Ce qui fait qu'il faut parfois attendre jusqu'à cinq minutes et trente secondes pour procéder à une opération. Autre problème : cette lenteur d'affichage des pages peut avoir des conséquences sur la réussite du serveur à répondre aux sollicitations des internautes.

Dupliquer ses sites ?

L'origine de ces difficultés ? Selon ip-label, les sites bancaires éditent des pages entre une et quatre fois plus lourdes que celles des banques européennes et du Maghreb. Résultat, les serveurs passent la majorité de leur temps à tenter de charger animations, images, et effets spéciaux. Cela notamment en raison de la mauvaise qualité des interconnexions entre Nord et Sud. Pour rappel, en raison de l'immensité du territoire, les autorités ont confié la gestion du Nord à China Netcom et celle du Sud à China Telecom. C'est pourquoi, pour les banques nationales, ip-label leur conseille de positionner les infrastructures du serveur en un endroit où convergent les deux réseaux. Ou alors de dupliquer leur site, et de confier la gestion des contenus non confidentiels aux CDN, les Content Delivery Networks.