Un nouvel acteur dans la fabrication des véhicules électriques en Chine souhaite abaisser le taux de pollution.

La Chine cherche sa place sur le marché des véhicules électriques

"The Chinese Elon Musk", c’est de cette manière qu’est surnommé l’homme d’affaires chinois Jia Yueting, fondateur et président de Leshi Internet Information & Technology, acteur majeur dans l’univers de l’audiovisuel et du streaming chinois. Il a en effet annoncé le mois dernier que son entreprise se lancerait sur le marché des véhicules électriques avec le projet "Super Electric Eco-System" .

La Chine, le plus gros marché de l’industrie automobile au monde, ne fait pas encore état d’une demande en masse de voitures électriques. Le constructeur BYD, leader sur ce marché a seulement vendu 7.600 véhicules hybrides et électriques au premier semestre 2014. Le manque d’infrastructures propices au chargement des véhicules "verts" ainsi que les barrières protectionnistes en Chine ne favorisent pas l’adoption de ce type de véhicules.

Néanmoins, le gouvernement chinois s’est engagé à mettre en place différentes politiques pour encourager l’utilisation de voitures à énergie propre. Les taxes sur l’importation de véhicules électriques par les entreprises chinoises seront abaissées et environ 5 millions de véhicules ne respectant pas les standards d’émission de gaz à effet de serre seront mis hors circulation en 2015. De plus, le gouvernement accorde désormais une licence pour autoriser des entreprises autres que les fabricants de voitures à s’engouffrer sur le marché, principalement pour encourager l’innovation. Après un an de développement, Leshi révèle ainsi son projet de véhicule électrique au bon moment, avec l’aide des politiques antipollution du gouvernement.

Le véhicule électrique de Leshi sera connecté à Internet et constitué de plusieurs écrans tactiles sur le tableau de bord. Il sera commercialisé à un "prix raisonnable" et une équipe de développement basée dans la Silicon Valley travaille actuellement dessus. Sans donner plus de détails, Jia Yueting précise qu’il souhaite "redéfinir l’industrie automobile" tout en améliorant la qualité de l’air en Chine.

Rédigé par Eliane HONG
Journaliste