Saisir l'opportunité d'un commerce en ligne en plein essor tout en redéfinissant ses stratégies marketing, c'est le défi auquel devront faire face de nombreuses entreprises présentes sur le sol chinois.

Chine : le commerce en ligne en pleine explosion

L’ « effet Taobao » est rentré dans le langage courant tellement la firme chinoise du même nom, spécialisée dans la vente en ligne a pris de l’importance. A elle seule, cette entreprise représente 2,5% du total des ventes en ligne et classiques en Chine. D’après l'étude menée par le Data Driven Marketing Asia (DDMA) à Shanghai, le commerce en ligne Chinois représente environ 82 milliards de dollars en 2010, un chiffre qui a doublé par rapport à 2009.Résultat, les entreprises doivent de plus en plus repenser leurs stratégies de marketing et de communication pour les orienter de manière efficace vers le commerce en ligne.

Un marché plus réceptif

Les Chinois semblent beaucoup plus sensibles au commerce en ligne que les occidentaux. En effet les barrières à l’entrée sur le vieux continent et aux Etats-Unis sont plus importantes. D'autnt que les consommateurs ont pris l’habitude de se déplacer pour faire leurs achats et que l’achat en ligne représente un service en plus. La situation est différente en Chine où la société de consommation a pris de l’importance depuis dix ans et s’est adaptée beaucoup plus rapidement au e-commerce. Ce dernier représente un moyen d’achat a part entière, et pas seulement un service complémentaire.

Le mobile joue toute son importance

Cette tendance est notamment accentuée par le niveau important de pénétration du mobile dans le pays. Les smartphones qui ont inondé le marché et les investissements dans le réseau de troisième génération (3G)  permettent de faire augmenter aujourd’hui les ventes qui  représentent un chiffre d'affaires près de six millions de dollars par jour. Pour autant, l’étude de la DDMA souligne que les investissements en marketing et en publicité sur le net ne doivent pas remplacer les campagnes traditionnelles : la complémentarité est encore nécessaire.