Selon deux quotidiens chinois, le gouvernement chinois aurait ouvert une enquête au sujet du portail chinois récemment ouvert par le moteur de recherche Google. Ce dernier est accusé de s'être...

Selon deux quotidiens chinois, le gouvernement chinois aurait ouvert une enquête au sujet du portail chinois récemment ouvert par le moteur de recherche Google. Ce dernier est accusé de s'être installé en Chine sans avoir obtenu de licence auprès de Pékin. Par ailleurs, le China Business Times fustige vertement Google pour avoir fait figurer une mention relative à la censure sur ses pages de résultats.
 
Pour exercer en Chine, les groupes étrangers doivent faire la demande auprès de Pékin d'une licence ICP (Internet Content Provider). Sans ce viatique, point de salut. Or la presse chinoise soutient que Google n'en dispose pas et que le moteur de recherche se trouve par conséquent dans l'illégalité.
 
Sous couvert d'anonymat, une porte-parole de Google a rétorqué que la société disposait bien d'une licence ICP bien que cette dernière se soit pas en son titre propre, mais déposée au nom de Ganji, l'un de ses partenaires chinois. La porte-parole précise également que le numéro de licence figure au bas des pages de Google.cn et que, pour entrer en Chine, Yahoo! ou eBay ont procédé de la même façon.
 
Le scoop ressemble donc à un pétard mouillé, et Google.cn ne semble pas véritablement menacé. Selon certains commentateurs, cette annonce serait plutôt l'occasion, pour les organes de presse gouvernementaux, de fustiger Google pour sa politique éditoriale en Chine.
 
En effet, le moteur fait figurer au bas de ses pages de résultats de recherche une mention signalant que conformément aux règles chinoises, une partie des contenus Web ne peut être montrée.
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 21/02/2006)