Le pays lance la construction d'un "hub" spécialisé dans les activités logicielles à Dalian. Et la Chine voit grand: cette zone d'activités dédiée à l'informatique devrait être la plus grande au monde.

Le pays lance la construction d'un "hub" spécialisé dans les activités logicielles à Dalian. Et la Chine voit grand : cette zone d'activités dédiée à l'informatique devrait être la plus grande au monde.
 
La Chine, qui souhaite devenir une référence en matière de nouvelles technologies, a commencé la construction à Dalian d'une zone franche destinée à devenir le plus grand centre d'activités logicielles et de services informatiques du monde. Ce "hub" sera édifié à Dalian, située dans la province du Liaoning, au nord de la Chine. Finalité du projet, baptisé Dalian Tiandi Software Hub : presque multiplier par huit les exportations de logiciels pour atteindre la somme de 3,5 milliards de dollars en 2012. Un but qui, s'il est atteint, pourrait effectivement faire de la cité le centre névralgique de l'informatique chinois. Pour mémoire, les 450 millions de dollars générés en 2006 par les exportations de produits IT fabriqués au sein de la ville ont représenté près d'un tiers du revenu global du pays en externalisation de logiciels.
 
La priorité aux entreprises asiatiques
 
Pendant la première phase du projet, la priorité sera donnée aux sociétés japonaises et sud coréennes. La seconde phase, qui est également la plus importante, s'intéressera aux grandes sociétés comme IBM et Oracle. "Sur plus de 40 km, nous construirons également une route, la Lushun South Road, et ce non pas seulement au sein de la Silicon Valley chinoise, mais aussi dans une cybercité qui se révèlera la plus importante au monde, et qui comprendra le meilleur environnement (infrastructures, routes…)", ajoute Xia Deren, le maire de Dalian. A terme, le projet devrait coûter la somme de 15 milliards de yuan, et s'étendre sur une période comprise entre sept et dix ans.
 
Le modèle de la cybercité s'exporte
 

Les quatre millions de mètres carrés devraient être occupés par des bureaux, des résidences privées et des commerces. Selon Vincent Lo, responsable du Shui On Group, l'un des deux investisseurs du programme avec la société Yida Group, des complexes éducatifs et de loisirs devraient également voir le jour. L'initiative, déployée à l'origine pour concurrencer la croissance insolente de l'industrie logicielle indienne, a déjà des précurseurs. La Malaisie accueille en effet depuis plusieurs années le Malaysian Super Corridor. Dubaï, qui possède son Internet City, est enfin en train d'exporter le modèle. Une SmartCity "made in Dubaï" devrait en effet bientôt voir le jour à Malte.
Mathilde Cristiani pour L'Atelier

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