informatique commune. Alors qu'il y a encore un an cela était impensable, les présidents des onze banques régionales viennent de donner leur accord au projet d'une plate-forme informatique commune à...

informatique commune. Alors qu'il y a encore un an cela était impensable, les présidents des onze banques régionales viennent de donner leur accord au projet d'une plate-forme informatique commune à tous. "Il s'agit d'un enjeu financier, technologique et stratégique majeur pour le groupe". Historiquement bâtie autour du CIO (Crédit Industriel de l'Ouest), la plate-forme d'accueil informatique avait permis de soutenir en 1994 la Bordelaise du CIC, en très mauvaise santé. Depuis, la BRA (Banque Régionale del 'Ain), la BRO (Banque Régionale de l'Ouest), l'Union Européenne du CIC, le Cial (Crédit Industriel d'Alsace Lorraire) ont programmé leur migration sur cette plate-forme. A part le Cial, les "grandes banques" estimant avoir déjà financé la mise en place d'informatiques suffisamment performantes et craignant que cette décentralisation n'éloigne leurs systèmes d'information des préoccupations du terrain, ne se bousculaient pas pour intégrer le projet communautaire. Cependant, pour renforcer, à la veille de la privatisation, l'image de cohésion du groupe, les barons locaux ont finalement donné leur aval. Après le CIC Paris, dont le conseil d'administration a voté jeudi la migration de ses applicatifs, la Lyonnaise de Banque, le CIN (Crédit Industriel de Normandie, la SNVB, la Scalbert-Dupont vont suivre d'ici à 2001. La montée en puissance de la plate-forme d'accueil informatique devrait, selon un un rapport de la Cegos, représenter un investissement de 900 millions de F. Si les 11 banques du groupe finançaient chacune leur dispositif, il faudrait investir 1,3 milliard de F. De plus, l'économie sur la baisse des coûts d'études informatiques est chiffré par le groupe à 150 millions annuels. (Les Echos - 23/09/1997)