La clôture de l'appel d'offres lancé pour la concession du réseau de satellites Galileo était fixée au 5 décembre. Vendredi soir, Loyola de Palacio, commissaire européen délégué aux transports ...

La clôture de l’appel d’offres lancé pour la concession du réseau de satellites Galileo était fixée au 5 décembre. Vendredi soir, Loyola de Palacio, commissaire européen délégué aux transports, a indiqué le terme de l’appel d’offre et annoncé le nombre de candidats sans révéler leur identité : cinq consortiums ont ainsi répondu à l’appel, sur lesquels trois ont publiquement fait part de leur candidature.

La Commission européenne et l’Agence spatiale européenne, les deux parents de Galileo, avaient finalisé au mois d’octobre leur appel d’offres, recherchant un concessionnaire capable de mettre 1,5 milliard d’euros sur la table pour exploiter son système. Une somme correspondant à la moitié environ du coût du projet total, l’autre moitié étant financée par le budget de l’Union européenne et par l’Agence spatiale européenne.

Sur les cinq consortiums qui ont déposé leur candidature, trois se sont fait connaître. Le premier regroupe EADS, le groupe européen d’aéronautique, d’espace et de défense, les opérateurs de satellites Inmarsat et SES Global et le groupe français d’électronique professionnelle Thales . Un second consortium se compose d’Eutelsat, associé à l’opérateur espagnol de satellites Hispasat. Enfin, le dernier consortium à avoir rendu publique sa candidature regroupe Alcatel, le groupe aéronautique italien Finmeccanica et le groupe français de BTP Vinci.

Le lauréat devrait être choisi avant l’été 2004. Il devra mettre en place les financements privés permettant de déployer Galileo, dont il deviendra à terme l’exploitant. Le lancement du premier des 30 satellites sur lesquels repose le projet devra être effectué avant la fin de l’année 2005, de manière à ce que le projet Galileo dans son ensemble soit opérationnel en 2008.

( Atelier groupe BNP Paribas – 08/12/2003)