Le logiciel de classement et de reconnaissance faciale mis au point par des chercheurs ordonne les photos en fonction de leur ordre chronologique et leur contenu. Celui-ci facilite par-là-même la création de diaporama évolutifs de nos visages, depuis notre naissance jusqu’à ce jour.

Bien classer ses photos permet de se voir vieillir

Revoir sa jeunesse, son adolescence, et enfin sa vie en tant qu’adulte en quelques minutes, et ce sans avoir à organiser soi-même ses photos en ordre chronologique, c’est désormais possible. Le logiciel développé par de chercheurs de l’Université de Washington, travaillant aussi pour le compte de Google, propose, à partir de multiples clichés d'une personne, de créer un film animé retraçant l’évolution du visage de celle-ci au cours des années, en quelques minutes d’images mises bout à bout. Selon les développeurs, l’innovation réside dans l’adaptabilité du système. Il s’agit en effet du premier logiciel permettant de traiter des collections de photos non-structurées, prises dans des conditions différentes. 

Savoir sélectionner les photos selon leur contexte

Le principe est le suivant : le logiciel en question doit disposer d’une base de données de photos datées et taggées. En se basant sur celle-ci, le logiciel va identifier parmi ces photos le visage de la personne que l’on souhaite voir apparaître sur le film. Parmi ces dernières, il va effectuer une nouvelle reconnaissance, en sélectionnant celles où les décors et les postures sont à peu près semblables, afin de permettre une transition plus fluide entre les différents clichés. Enfin, il va procéder à un ordonnancement chronologique, et les mettre sous forme d’un mini-diaporama accéléré. 

 

Un système s’inscrivant dans un projet plus large

Une première version du logiciel sera présentée en automne, lors de la conférence internationale pour l’imagerie informatique. Celui-ci aura vocation à être utilisé en association avec les logiciels préexistants de reconnaissance faciale (Picasa, iPhoto…).  Toutefois, pour ses développeurs, celui-ci ne constitue pas une fin en soi. Comme le précise Steve Seitz, professeur en science informatique à l'Université, et ingénieur expert pour Google, il s’agit plutôt « d’un pas en avant vers un but bien plus général, qui est celui de parvenir à classer ses photographies efficacement, et selon des critères variés».