Comme l'explique Antoine Baiada de la Société française de rééducation de la main "sur un poste de travail, faire et refaire le même mouvement provoque l'hyperactivité de petits muscles de précision...

Comme l'explique Antoine Baiada de la Société française de rééducation de la main "sur un poste de travail, faire et refaire le même mouvement provoque l'hyperactivité de petits muscles de précision qui subissent alors une perte d'oxygène. Conséquence, une crampe peut devenir régulière et provoquer des incapacités de travail". Pour des questions de morphologie, ce mal touche davantage les femmes que les hommes. Aux Etats-Unis, les entreprises ont dû faire face à une multitude de procès comme celui de décembre 1996 ou Digital a dû payer 5,7 millions de dollars à trois de ses employés. Toutefois, le multiplication des procès a développé une jurisprudence beaucoup moins favorable aux utilisateurs. Comme aucune étude n'est capable de distinguer les problèmes dus au clavier, à une mauvaise utilisation du matériel, au stress ou à des problèmes de santé préalables, les constructeurs repoussant la modification de leurs équipements ont mis à profit ce flou. La maladie semble encore peu connue en France. Aucun jugement n'étant pour l'instant parvenu jusqu'à la Cour de Cassation, aucune jurisprudence n'existe. Seul le décret du 14 mai 1991 sur "les équipements de travail avec écran de visualisation" prévoit la nécessité de protéger les utilisateurs contre les troubles musculo-squelettiques. Plusieurs solutions existent comme les repose-poignets, plaques en mousse que l'on place devant le clavier et la souris. Une solution pourrait provenir de la reconnaissance vocale, mais, malgré ses progrès, celle-ci n'est pas encore adaptée à toutes les tâches. Seul conseil fourni aujourd'hui par les ergonomes : faire une pause de cinq minutes par heure avec, si possible, une source de chaleur a proximité pour abaisser la tension musculaire ....... (OI Informatique - 20/03/1998)