Les institutions gouvernementales auraient tout intérêt à tirer profit de l'informatique dans les nuages. A condition de mieux contrôler le travail du prestataire et de travailler encore sur la confidentialité des données.

Le cloud computing est un atout aussi pour les administrations publiques

L’informatique externalisée, ça n’est pas bon seulement pour les entreprises privées. Une étude de l’Institut Fraunhofer pour les systèmes de communication ouverts (Fokus) indique que les administrations publiques pourraient aussi tirer profit de ces technologies. « A l’heure actuelle, il y a trop de centre de données gérés par le public », explique à L’Atelier Linda Strick, l’une des auteurs de l’étude. « En virtualisant et fusionnant les centres de données de plusieurs administrations, il serait possible de réduire les coûts financiers et énergétiques », plaide la scientifique. D’après elle, les services publics gagneraient ainsi en efficacité et pourraient se concentrer sur leur cœur de métier.

Un plus grand contrôle des tâches confiées à des tiers

Pour le contribuable, de telles mesures signifieraient également une plus grande transparence dans les coûts des services publics. Reste qu’entreprises privées et institutions gouvernementales ne fonctionnent pas tout à fait de la même manière. « En termes de sécurité, les exigences sont globalement les mêmes », explique Linda Strick. « Mais la nature des services accomplis par les entreprises publiques implique un plus grand contrôle des tâches confiés à des opérateurs tiers. » Par ailleurs, la décision de fusionner les bases de données de plusieurs agences gouvernementales et de les placer dans les nuages nécessite des ajustements législatifs.

Identifier des standards à l’aide d’infrastructures pilotes

Autre barrière de taille : la question de la confidentialité des données, essentielle pour une entreprise publique. Les auteurs de l’étude suggèrent de commencer par mettre en place une infrastructure de cloud privée et de ne l’ouvrir que plus tard, une fois la sécurité du système bien établie. La mise en place de pilotes – tels qu’il en existe en Allemagne ou au Royaume-Uni peut également être l’occasion d’identifier et de définir des standards qui pourront ensuite être étendus à l’ensemble des infrastructures de cloud publiques

Rédigé par Nathanaël Vittrant