L'université de Purdue développe un système en réseau permettant aux chercheurs de disposer d'outils de simulation et d'enseignement très sophistiqués depuis un simple ordinateur. Le projet a reçu une nouvelle donation de la part de la National Science Foundation...

L'université de Purdue développe un système en réseau permettant aux chercheurs de disposer d'outils de simulation et d'enseignement très sophistiqués depuis un simple ordinateur. Le projet a reçu une nouvelle donation de la part de la National Science Foundation.
 
L'avancée de la recherche passe par la collaboration. L'université de Purdue l'a bien compris. Depuis 2002, elle développe avec plusieurs autres universités le Network for Computational Nanotechnology (NCN), un système en réseau qui permet à la communauté de scientifiques de plusieurs pays de combiner la théorie, la pratique et la simulation pour faire avancer la recherche en nanotechnologies. Et cette nouvelle manière d'envisager la recherche suscite toutes les faveurs. La National Science Foundation (NSF), qui avait déjà versé des fonds au projet lors de son lancement, réitère son initiative, et attribue au projet la somme de 18 millions de dollars. "Le NCN de Purdue est devenu une des plus importantes organisations open-source de la connaissance au monde, en s'intéressant tout particulièrement à la compréhension de l'échelle nano, à l'éducation et à la simulation", explique Mihail Roco, responsable senior des nanotechnologies à la NSF.
 
Une plate-forme collaborative pour faire avancer la recherche
 
"Purdue s'est alliée à d'autres universités pour élaborer des outils expérimentaux qui sont devenus des outils de recherche de référence pour les chercheurs engagés dans la recherche en technologies nano-info- et bio-", ajoute-t-il. Le système est en effet à l'origine du nanoHUB, une plate-forme Internet accessible gratuitement et qui propose des simulations, des tutoriels, des séminaires, mais aussi des podcasts ou des forums de discussion. Elle est utilisée chaque mois par plus de trois mille chercheurs et enseignants issus de différents pays. Les simulations qu'elle propose, extrêmement précises, représentent de réelles avancées pour la conception de dispositifs et de capteurs destinés à s'intégrer dans de multiples applications industrielles, médicales ou environnementales.
 
Le nanoHUB combine sophistication et simplicité
 
Preuve de l'efficacité de cette plate-forme de travail collaboratif : sur les douze derniers mois, près de 6 000 utilisateurs ont pratiqué plus de 220 s000 simulations grâce à la cinquantaine d'outils disponibles. Le site se révèle également très utile en matière d'éducation, en mettant à disposition des étudiants et des enseignants de nombreuses ressources théoriques et pratiques. D'autant qu'elle se distingue par la simplicité de son utilisation. "En plus de l'accessibilité, la possibilité d'utiliser facilement les outils de simulation et les tutoriels ont été des facteurs de notre succès. Nous pouvons également héberger des engins de simulation très sophistiqués et développer de nouvelles interfaces très puissantes en quelques jours", conclut Gerhard Klimeck, professeur d'ingénierie électrique et informatique et responsable du projet nanoHUB.
L'Atelier groupe BNP Paribas