Favoriser des partenariats entre firmes locales et facultés est un argument souvent abordé quand on cherche les moyens de faciliter la mise au point de projets innovants. Un constat valable également dans les pays émergents

La collaboration entreprises/universités stimule l'innovation

 

La collaboration entre les secteurs public et privé, et plus précisément entre les universités et les entreprises commence à être largement reconnue comme un moyen non négligeable d'innover. Mais les logiques derrière cette politique d'innovation diffèrent selon les pays et les zones géographiques. Dans certains pays émergents comme le Nigéria, le but serait de renforcer les équipes et les structures en profitant de celles de compagnies privées. Tout du moins si l'on en croit Anthony Afuwoqi  (de l'université de Obafemi Awowolo) et Hongyou Wu (de l'université des arts et des sciences de X'ian), qui rappellent dans une étude l'importance de favoriser les partenariats entre firmes locales et universités pour améliorer le niveau des études supérieures.

Un accès aux ressources financières et humaines des entreprises

Selon eux, le système éducatif souffre ainsi de carences. Ils pointent ainsi un manque d'argent ainsi que d'enseignants de haut niveau pour fonctionner efficacement. S'associer avec les entreprises pourrait permettre aux universités de  bénéficier de l'intervention de spécialistes internes à ces firmes, d'infrastructures de recherche plus récentes, d'un transfert de connaissance des ingénieurs aux étudiants, et surtout d'un débouché sur le monde du travail pour permettre aux étudiants de mettre en pratiques leurs connaissances théoriques.

Réduire les dépenses ?

Les chercheurs estiment aussi que de telles associations éviteraient à l'Etat de devoir subventionner entièrement les universités, et rendraient donc ces dernières moins dépendantes. Du point de vue des entreprises, le processus est également intéressant puisqu'il leur permet, en toute logique, d'avoir à un vivier de jeunes talents à portée de main. Enfin, cela permettrait aux étudiants de profiter d'un enseignement de meilleure qualité, pour un coût abordable. Reste que la dépendance à une ou plusieurs entreprises soulève aussi des questions de liberté de manœuvre auxquelles les scientifiques ne répondent pas