Pour passer de la R&D au stade mercantile, les éditeurs de technologies de contextualisation ont tout intérêt à expertiser leurs créations. D'où la plate-forme Seals, ouverte aux entreprises et aux chercheurs.

Le web sémantique est l’un des éléments les plus prometteurs du futur de l’Internet. "Il a pour objectif de rendre les informations accessibles en ligne compréhensible et donc gérable par des ordinateurs", rappelle à L’Atelier Raúl Garcia Castro de l’université polytechnique de Madrid (*). C'est dans ce cadre qu'a été mis en place Seals, Semantic Evaluation At Large Scale. Sous cette appellation se cache une plate-forme d’évaluation des technologies sémantiques. "À l’heure actuelle, le web sémantique s’est doté d’un standard que viennent soutenir un ensemble de technologies, explique Raúl Garcia Castro. Mais ces technologies sont nouvelles, on est en train de passer du stade de l’expérimentation et de la recherche à une étape plus industrielle et commerciale".
Des campagnes d’évaluation internationales
D’où la nécessité de mettre en place une plate-forme capable d’évaluer et de comparer les solutions existantes. Elle sera mise à disposition des chercheurs et des développeurs désireux d’évaluer les technologies en développement, mais pas seulement. Les utilisateurs finaux cherchant à estimer l’efficacité d’une technologie avant de l’adopter seront également les bienvenus. "Nous prévoyons également la mise en place de campagnes d’évaluation internationale auxquelles pourront participer les centres de recherches et les entreprises ayant développées des technologies sémantiques", poursuit le chercheur madrilène. Il leur sera alors possible d’obtenir l’avis d’autres chercheurs et de comparer leurs solutions.
Rendre les technologies plus crédibles
Les technologies ne sont pas encore mûres, explique encore Raúl Garcia Castro. En les évaluant de manière objective nous leur permettons de gagner en crédibilité et de s’améliorer". Seront étudiées leur interopérabilité, l’échelle à laquelle elles sont capables de fonctionner, etc. Cinq thèmes ont également été définis au sein desquels seront évaluées les diverses solutions. Parmi eux les outils de concordance ontologique, de recherche sémantique ou encore de services sémantiques web. D’après les chercheurs, la plate-forme devrait faciliter la sélection des technologies sémantiques en fonction des besoins auxquelles elles doivent répondre et pour les rendre plus simples d’utilisation.
(*) L’université Madrilène fait partie, avec neuf autres établissements européens, du projet SEALS, financé par des fonds européens