Robert Abromowicz, chargé de mission à l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) résume “il y a encore très peu de temps, seuls les directeurs des services informatiques des coll...

Robert Abromowicz, chargé de mission à l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) résume “il y a encore très peu de temps, seuls les directeurs des services informatiques des collectivités territoriales étaient à même de s’exprimer dès lors qu’il s’agissait des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Aujourd’hui, ce sont les maires qui ont pris leur place. Ils montent au créneau parce qu’ils ont compris qu’il s’agissait d’outils politiques et stratégiques”. Selon une étude de l’AMGVF réalisée en juin et juillet 1998 auprès de 354 villes de plus de 10 000 habitants, les maires ou les premiers adjoints sont responsables de la politique menée en matière de télécommunications dans 89 % des cas. Les élus ont compris que “les télécommunications constituent un élément fondamental de la compétitivité et de l’attractivité du territoire” en fournissant “les outils les plus modernes pour informer, communiquer, développer, aménager, éduquer, enfin pour gérer”. Pratiquement inconnus il y a encore trois ans, les services en ligne connaissent un formidable essor dans les grandes villes qui développent par ailleurs le tout-multimédia, selon une étude de l’Observation des télécommunications dans la ville (OTV) à paraître en avril 1999. 80 % d’entre elles seront dotées, d’ici deux à trois ans, de boucles locales, de réseaux câblés, d’Internet et d’Intranet. Selon l’OTV, il ne s’agit plus que d’une question de “délais de réalisation” pour les villes moyennes. En revanche, 1,5 % seulement des communes de moins de 5 000 habitants seraient connectées. Près des deux tiers des communes de plus de 100 000 habitants et un tiers des communes de 30 000 à 100 000 habitants ont déjà développé des services en ligne à destination de leurs administrés.