Si les Etats-Unis demeurent leader dans le secteur des technologies de l'information, cette avance devrait s'amenuiser dans les années à venir face aux challengers asiatiques. L'Europe pourrait avoir du mal à suivre le mouvement.

Compétitivité technologique : les USA restent en première position

Malgré la récession économique qui frappe le pays depuis quelques années, les Etats-Unis restent la nation la plus compétitive au monde en matière de technologies de l'information avec une belle avance sur ses concurrents. La Finlande et Singapour complètent le podium de ce classement, réalisé par l'Economist Intelligence Unit, et  remis à jour chaque année depuis 2007. La France se retrouve 21e et 11e nation européenne, perdant 4 places. 66 pays sont évalués selon des critères fondamentaux pour l'innovation dans le domaine des technologies : économie globale, infrastructures, nombre d'employés potentiel, recherche et développement, environnement légal et soutien des pouvoirs publics à l'industrie.

Un marché de plus en plus concurrentiel

L'étude confirme la bonne santé des leaders bien établis dans le secteur et qui parviennent à conserver leurs positions grâce à des fondations solides, dues à des investissements sur le long-terme dont ils parviennent encore à recueillir les bénéfices. Ainsi la première place des Etats-Unis n'est pas surprenante vu sa réputation en matière d'innovation, son excellence académique et sa stabilité politique. Mais des changements pourraient advenir dans les prochaines années et modifier le marché existant. Si l'Inde et la Chine sont, pour l'instant, dans le ventre mou de ce classement (respectivement 34e et 38e), ces deux pays devraient continuer leur ascension grâce à des industries high-tech compétitives dans les secteurs des services et de la fabrication mais aussi grâce à l'amélioration des lois sur la propriété intellectuelle.

L'Europe bientôt au ralenti ?

En ce qui concerne l'Europe, même si le continent reste attractif grâce à des infrastructures performantes et un environnement légal rassurant, il pourrait ne pas réussir à suivre les autres parties du globe en termes de capital humain. Les employés s'inquiètent d'un marché du travail rigide et trop régulé à leur goût ainsi que de la frilosité des investisseurs à développer des réseaux haut débit. Ces différents facteurs pourraient pousser ces salariés à s'expatrier vers des économies émergeantes, notamment en Asie étant donné la difficulté croissante à obtenir des visas de travail pour les Etats-Unis. Ce rapport peut être mis en lien avec celui publié par le World Economic Forum il y a quelques jours sur la compétitivité des pays. Selon ce dernier, qui évalue la productivité en fonction de multiples critères, les Etats-Unis arrivent plutôt à la troisième place.