A quand un brevet sur la possibilité de respirer allongé ? L’histoire se répète de plus en plus en ce qui concerne la politique des brevets logiciels aux Etats-Unis. Après que la société...

A quand un brevet sur la possibilité de respirer allongé ? L’histoire se répète de plus en plus en ce qui concerne la politique des brevets logiciels aux Etats-Unis. Après que la société Compuserve a attaqué les sociétés utilisatrices de son format « .gif », c’est au tour du format jpeg, le format de compression d’images le plus utilisé sur le web, de donner lieu à des poursuites judiciaires.

La société Forgent Networks attaque en justice plus de 30 acteurs informatiques – dont Abode, Apple, Dell, Gateway, HP, IBM, Kodak, Macromedia, Palmone, Xerox – pour compresser ou permettre de compresser des images en format jpeg. Le brevet américain n° 4,698,672 attribué à Compression Labs, une filiale acquise à la fin des années 90 par Forgent Networks, lui réserverait le droit de compresser des images en format jpeg.

L’utilisation du format jpeg n’est pas menacée, c’est donc bien la capacité à convertir une image en ce format qui serait protégée par ledit brevet. A ce titre, Sony a déjà payé 16 millions de dollars à Forgent Networks, et Microsoft serait en cours de négociation avec elle.

Une incertitude quant au succès des poursuites judiciaires engagées par Forgent Networks demeure néanmoins : La Federal Trade Commission (FTC) mène une enquête pour savoir si Compression Labs a joué « franc jeu » lorsque, avec l’Internet Engineering Task Force’s (IETF), au début des années 90, la dite société a contribué à l’établissement du standard jpeg

(Atelier groupe BNP Paribas - 26/04/2004)