Et mon disque dur, c’est du poulet ? Dans le futur, nous pourrons peut-être répondre par l’affirmative à cette question. Et cela n’aura rien d’une plaisanterie. L’université Louis Pasteur de...

Et mon disque dur, c’est du poulet ? Dans le futur, nous pourrons peut-être répondre par l’affirmative à cette question. Et cela n’aura rien d’une plaisanterie. L’université Louis Pasteur de Strasbourg, et plus particulièrement son laboratoire de photonique (science exploitant les potentialités technologiques de la lumière), ont découvert que des protéines de poulet pouvaient servir au stockage de données.

Frappées d’un rayon laser, celles-ci se déforment et sont déposées sur un support plastique ou verre, formant ainsi une mémoire holographique (qui reproduit les images en 3D, en utilisant les faisceaux des rayons laser). Au lieu d’être gravées, les données sont inscrites sur le support grâce à la lumière et stockées dans la mémoire holographique. Aujourd’hui, les chercheurs en sont à un stade de perfectionnement du dispositif, et cherchent à mettre au point une mémoire holographique réinscriptible.

A terme, les potentialités de stockage de données seront énormes : selon les chercheurs et les doctorants de l’université Louis Pasteur, qui travaillent actuellement sur de nouvelles protéines (issues des algues, notamment), on parlerait du stockage de 27 DVD sur un support de la taille que l’on connaît aujourd’hui.

L’industriel japonais Pioneer a déjà acheté le brevet du procédé, même s’il ne pense pas pour l’instant à une fabrication industrielle. Il n’empêche que Pioneer semble s’accorder avec le professeur Meyrueis, de l’Université de Strasbourg, selon lequel « la photonique sera la science du XXIème siècle, comme l’électronique fut celle du siècle dernier ».

(Atelier groupe BNP Paribas - 18/05/2004)