Au mois de mars 2004, la Commission européenne concluait après cinq années d'enquête que Microsoft avait enfreint les règles de concurrence communautaires en abusant de son quasi-monopole sur le...

Au mois de mars 2004, la Commission européenne concluait après cinq années d'enquête que Microsoft avait enfreint les règles de concurrence communautaires en abusant de son quasi-monopole sur le marché des systèmes d'exploitation pour PC. La commission estimait ainsi que le groupe avait restreint la concurrence sur les marchés des systèmes d'exploitation pour les serveurs de groupe de travail et les lecteurs multimédias.
Infligeant alors une amende de 497 millions d'euros à la firme de Redmond (payée par Microsoft depuis), la Commission européenne avait pris deux mesures correctives. Microsoft se devait de :
- divulguer à ses concurrents les informations sur les interfaces nécessaires pour que leurs produits puissent dialoguer avec le système d'exploitation Windows.
- proposer aux équipementiers (et aux utilisateurs finaux) une version de son système d'exploitation Windows qui ne comprenne pas le lecteur Windows Media .
Contre toute attente, et après avoir bataillé ferme pour ne pas se voir imposer ces mesures, le groupe Microsoft a annoncé lundi qu'il ne ferait pas appel de cette décision : "Plutôt que de rechercher la suspension des remèdes proposés par la Commission, Microsoft se concentre maintenant sur un travail constructif avec la Commission pour leur pleine et rapide application".
Pour preuve de sa bonne foi, l'éditeur a annoncé la sortie ces prochaines semaines d'un système d'exploitation sans son Media Player et a fait savoir qu'il avait déjà divulgué à ses concurrents des informations sur le marché des serveurs.
(Atelier groupe BNP Paribas - 25/01/2005 )